Lucile Finemouche & le Balafré, tome 2 : le mystère Archéoscript. Une enquête dans l’inquiétant pays des Mornes-Terres…

Ecrire un roman Monia Boubaker

 

Comment ? Une nouvelle enquête des deux acolytes de l’agence 3ID ??

Impatiente, j’ai vite filé lire ce deuxième tome qui a été tout aussi passionnant que le premier ! Il fallait donc que je vous en dise quelques mots à travers cette nouvelle chronique jeunesse !

Je remercie beaucoup Yomgui Dumont et Juliette Vallery pour l’envoi de ce second tome !

 

Lucile Finemouche et le Balafré, le mystère Archéoscript

“Lucile Finemouche et le Balafré, tome 2 : le mystère Archéoscript” de Juliette Vallery, Annabelle Fati et Yomgui Dumont, paru chez Actes Sud Junior. Photo Monia Boubaker.

 

Souvenez-vous, il y a quelques mois, je vous avais présenté Lucile Finemouche et le Balafré dans une première aventure : “La Dimension Chronogyre“. J’avais vraiment savouré cette toute première enquête qui débutait à Ménilville, impasse des réverbères.

Cette fois-ci, les deux partenaires partent en vadrouille pour rendre visite à la famille du Balafré, qui habite un chalet dans un lieu dit nommé Les Pouces Hauts. Mais il ne s’agit pas là d’une simple visite, car il ramène surtout à son oncle Charlie une curieuse machine à écrire, trésor familial de longue date. Et si Lucile et le Balafré (de son vrai nom Machan Mac Floherty), ont décidé de s’intéresser à cette machine, c’est parce qu’ils sont persuadés que l’objet en question cache un pouvoir, à l’instar du Chronogyre, cette montre de gousset découverte lors de leur première enquête. En effet, ils s’aperçoivent rapidement que la machine semble être conçue pour revenir à la ligne tous les six mots et qu’elle pourrait bien être l’Archeoscript, un objet magique qu’avait alors évoqué Agatha Holmes. La machine a t-elle réellement le pouvoir de modifier le cours du temps ?

Mais les enquêteurs associés ne seront pas les seuls à vouloir découvrir son secret et le Balafré devra protéger sa famille de certains ennemis aussi connus que dangereux… Une enquête qui les mènera à la découverte du pays des Mornes-Terres, jusqu’à l’inquiétant Mordred Castle

 

Lucile Finemouche et le Balafré, le mystère Archéoscript

 

 

Lucile Finemouche et le Balafré, le mystère Archéoscript

 

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette nouvelle aventure de ce duo d’enquêteurs rusés auquel je commence sérieusement à m’attacher ! J’ai adoré cette atmosphère particulière, mystérieuse, étrange ; les jeux de mots, les noms atypiques, l’humour subtil ; et le côté surnaturel allié aux gadgets magiques que l’on retrouve dans leurs enquêtes fait tout l’originalité de cette série. Un régal !

(…)

– Alors c’est… ça, cette antiquité rouillée, notre trésor familial?
– Antiquité rouillée, ma machine ? Proteste oncle Charlie. Cette vieille Underwood fait partie de notre histoire. Tout de même, un peu de respect. Oui, Paige, tu peux l’ausculter.
– Avec précaution, hein, Paige, recommande le Balafré, qui connaît sa sœur (si ça ne tenait qu’à elle, l’Underwood serait sans doute déjà en pièces détachées). Onc’cha… ajoute t-il, justement, avec Lucile, on se demandait ce que tu savais exactement sur la machine.
– Eh bien, je te l’ai déjà raconté, on a été trouvés ensemble à la porte d’un couvent. Tous les deux dans le couffin, avec un message. Elle me vient donc de ma mère, que je n’ai pas connue.
Lucile essaie de se représenter Charlie, bébé, partageant son couffin avec la petite machine. Plutôt incongru.
– Et elle est cassée, souligne Paige qui pianote sur le clavier. Elle revient à la ligne tous les six mots. Curieux, comme anomalie.
– Tout ça, je le sais, mais…
– Mais elle doit bien avoir quelque chose ! Quelque chose de spécial… s’impatiente Arild. (…)

Si je vous parle du livre en lui-même, il est tout simplement magnifique ! Et l’histoire est une nouvelle fois sublimée par les illustrations de Yomgui Dumont !

 

Lucile Finemouche et le Balafré, le mystère Archéoscript

 

Dans les dernières pages, on retrouve quelques annotations et précisions telles que l’arbre généalogique des familles Holmes et Mac Floherty, la carte des Mornes-Terres annotée par le Balafré et le petit récapitulatif des objets magiques découverts au cours des deux enquêtes. D’ailleurs, ce dernier ne laisse aucun doute sur le thème du troisième tome, que j’attends avec impatience !

 

Lucile Finemouche et le Balafré, le mystère Archéoscript

 

 

Lucile Finemouche et le Balafré, le mystère Archéoscript

 

Une petite précision cependant : même s’il y a des petits rappels au cours de l’histoire, je pense qu’il est préférable de lire avant le tome 1, pour pouvoir bien saisir les allusions à certains personnages, ou certains propos.

 

Lucile Finemouche et le Balafré

 

 

Le mystère Archéoscript” est paru chez Actes Sud Junior et compte 250 pages. C’est un roman jeunesse que je conseillerais aux lecteurs à partir de 12 ans.

Encore une belle réussite du trio Annabelle Fati, Juliette Vallery, et Yomgui Dumont !
N’attendez plus et découvrez vite l’univers de Lucile Finemouche et de son acolyte le Balafré ! Vous pourriez être séduits… et surpris !




“L’affaire Bella Rosa, une enquête de Mélina Corneille”, mon premier roman !

Après des mois d’écriture, et de longues semaines passées à ré-écrire, relire, corriger, faire corriger, à concevoir la couverture… mon premier roman, “L’affaire Bella Rosa“, est enfin prêt ! Même si j’ai très peur, je suis avant tout très heureuse de vous le présenter !

Après la publication de ma nouvelle, pour cette seconde aventure, j’ai eu envie de retravailler avec Librinova. Je trouve l’équipe vraiment compétente, à l’écoute, et vraiment passionnée par leur mission d’aider et de faire connaître les auteurs.

Pour ce premier long écrit, j’ai eu envie de raconter une histoire entre voyage, suspense et humour. En tant que lectrice, ce sont trois éléments que j’aime retrouver dans les livres. Ce sera donc à vous de me dire si ce mélange vous a plu !

Alors voilà, avec “L’affaire Bella Rosa“, qui est un roman policier, je vous emmène en Italie, dans un petit coin de Toscane. Vous y ferez connaissance avec mon personnage principal, Mélina Corneille, une jeune trentenaire, gourmande de tout ce qui a l’apparence d’une pâtisserie ou autre merveille sucrée, et attirée comme un aimant par les mystères en tout genre. Mélina est un personnage qui a fait son apparition avec ma toute première nouvelle, “Dangereuses apparences” et avec qui j’ai eu envie de faire un petit bout de chemin 🙂 J’espère de tout cœur que vous l’apprécierez 🙂

 

L'affaire Bella Rosa Monia Boubaker

“L’affaire Bella Rosa, une enquête de Mélina Corneille” est parue au format numérique sur Librinova, Amazon, Kobo, notamment. Réalisation de la couverture : Monia Boubaker

 

Allez ! Sans tarder, je vous en dis un peu plus sur l’histoire ! Voici le petit résumé :

 

Enfin des vacances pour Mélina Corneille ! C’est en Italie, dans un petit village de Toscane, qu’elle a choisi de se ressourcer pour profiter pleinement de ce repos bien mérité.

À peine arrivée, Mélina fait la connaissance de Laurent et Annabelle, un couple de Français avec qui elle sympathise ; mais la mystérieuse disparition de cette dernière pourrait bien tourmenter ces vacances tant attendues. Et pas facile de résoudre cette affaire avec des employés de l’hôtel pour le moins étranges et un inspecteur atypique pas très concerné…

De plus, la jeune femme semble cacher quelques secrets et son mari ne s’avère pas savoir grand-chose d’elle…

Qui est vraiment Annabelle ? Pourquoi a t-elle disparu ?

Guidée par son instinct et son irrépressible curiosité, Mélina ne peut faire autrement que de s’en mêler !

 

Et comme je sais que vous avez envie d’en savoir plus 😉 voici le début du premier chapitre :

 

Le nez à la vitre, elle détailla l’endroit, qui lui parut assez différent des photos qu’elle avait vues sur le site internet.

– Vous êtes sûr que c’est ici ?

Le chauffeur de taxi lui décocha un regard impatient et agacé dans le rétroviseur.

Impatiente de profiter de ses vacances, elle avait, dès le début du trajet, posé quelques questions au chauffeur sur la région dans un anglais très approximatif, son italien étant inexistant. Il avait fait l’erreur de lui confier qu’il parlait quelques mots de français, information qui déclencha chez la jeune femme un nouveau flot de questions qui ne s’était pas tari jusqu’à l’arrivée. Supposant qu’il était maintenant sans doute un peu fatigué, elle n’insista pas, et se hâta de chercher son portefeuille au fond de son sac.

Grand défi.

Elle dut vider la moitié du contenu sur le siège pour enfin mettre la main sur son petit portefeuille de cuir rouge. Elle se risqua à lui jeter un coup d’œil et le vit se passer la main sur le visage en soupirant. Elle se rendit compte qu’il arrivait peut-être au bout de ce qu’il pouvait supporter. Elle régla la course en lui adressant un petit sourire gêné et sortit rapidement de la voiture pour récupérer sa valise entreposée dans le coffre. L’entendant faire ronfler le moteur pour marquer son impatience, elle essaya de faire au plus vite. Lorsqu’il démarra ensuite en trombe, la noyant dans un nuage de poussière, elle conclut qu’elle n’avait certainement pas dû être assez rapide.

Mélina se retrouva seule et leva les yeux vers cette haute grille interminable. Au travers, elle apercevait au loin, au milieu d’un jardin vert étendu et joliment fleuri, une imposante maison de pierre.

Une pancarte en bois, suspendue de manière très approximative à la grille, devait certainement annoncer le nom de l’hôtel, mais il n’était maintenant plus lisible. La peinture avec laquelle les mots avaient été tracés était passée, et le bois abîmé, mais elle n’y prêta pas attention. Elle était tout simplement heureuse de changer d’air, de quitter Bordeaux pour quelques jours.

Les derniers mois au travail avaient été difficiles, stressants, et elle aurait presque pleuré de joie en recevant dans sa boîte mail la validation de ses congés. Elle s’était ensuite imaginé devoir passer de nombreuses soirées sur divers sites Internet pour tenter de trouver « LA » destination idéale, mais sa quête de romantisme et son amour pour la cuisine l’avaient alors tout naturellement menée en Italie ; puis, son besoin de calme et de nature, vers ce petit coin de paradis situé au sud de la Toscane.

Mélina ferma les yeux, laissant le léger vent chaud caresser son visage et ses longues boucles rousses. Elle sourit, et accompagnée par le pépiement des oiseaux, poussa la lourde grille de fer forgé qui s’ouvrit dans un grincement long et strident.(…)

 

Je suis impatiente d’avoir vos avis, vos ressentis, qui sont très importants pour moi ; alors n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

Si vous avez aimé cette première aventure de Mélina Corneille, n’hésitez pas aussi à en parler autour de vous, et à mettre un petit commentaire sur Amazon ou encore Librinova ! Vos quelques mots donneront peut-être envie à d’autres lecteurs de découvrir “L’affaire Bella Rosa”, et ça, ce serait vraiment super ! 🙂

L’affaire Bella Rosa” est disponible sur les sites Librinova, Amazon, Kobo, notamment, entre autres e-libraires.




“Un intérêt particulier pour les morts” : une enquête captivante dans le Londres du XIXe !

Ann Granger

“Un intérêt particulier pour les morts” de Ann Granger, paru aux éditions 10-18. Photo Monia Boubaker.

 

Étant plus jeune, j’aimais énormément lire des romans policiers historiques comme ceux d’Agatha Christie et Arthur Conan Doyle bien sûr, mais aussi ceux de John Dickson Carr dont j’appréciais beaucoup le personnage principal, Sir Henry Merrivale. Cette envie m’étant revenue il y a quelques mois, je souhaitais cette fois de revenir à une époque encore plus ancienne, si possible à Londres, et me balader à travers un bon roman (policier, évidemment, vous vous en doutez 😉 ) au temps des fiacres et des grandes robes en popeline. Un souhait qui fût exaucé avec « Un intérêt particulier pour les morts » d’Ann Granger !

Pour commencer, la couverture de cette édition poche est vraiment très belle, et j’ai tout particulièrement aimé cette petite illustration qui précède le nom de l’auteure et le titre, où une ombrelle croise une loupe de détective au milieu d’une jolie arabesque ! J’aime ce genre de détails !

 

Quelques mots de l’histoire :

Londres, 1854. N’ayant plus de ressources après la mort de son père, Elizabeth Martin, -dite Lizzie- accepte un emploi de dame de compagnie chez une riche veuve, Mrs Parry.

Lizzie, à peine arrivée dans la grande demeure de Dorset Square, dans le quartier de Marylebone, apprend qu’elle remplace en fait l’ancienne demoiselle de compagnie, Miss Madeleine Hexham, qui s’est apparemment enfuie un matin, et sans dire un mot, avec un bel inconnu. Mais lorsque le cadavre de la pauvre Madeleine est retrouvé dans une maison sur le point d’être démolie, Lizzie décide de mener sa propre enquête, grâce à laquelle elle retrouvera Benjamin Ross, un ami d’enfance devenu Inspecteur.

 

[…]

– Je suis fille de médecin, lui appris-je. Et mon père était souvent appelé pour des accidents à la…

Je m’interrompis. J’allais dire à la mine, mais ici on était à Londres, pas dans le Derbyshire. Que savaient ces hommes des mines de charbon ?

– À la demande des autorités.

– Oui, miss, je vois, fit le cocher.

Je compris toutefois qu’on oublierait pas de sitôt mon manque de retenue.

“Allons, Lizzie ! me morigénai-je. Tiens ta langue ! On est à Londres et on n’y pratique assurément pas la même franchise qu’en province. Si même ce cocher est scandalisé, quelles terribles gaffes risques-tu de commettre en société face à des personnes plus délicates ? “

L’ouvrier, quant à lui, parut amusé par cet échange.

– Dieu vous bénisse, miss ! s’écria-t-il avec entrain. Ce n’est pas un vieux cadavre, c’est un neuf.

Slater lui grommela de se taire, mais puisque ma curiosité inavouable pour cet événement lui avait déjà donné mauvais opinion de moi, je pouvais tout aussi bien poursuivre.

– Que voulez-vous dire ? C’est un accident alors ? demandais-je.

– On a découvert le cadavre d’une femme dans une des maisons démolies, repartit-il avec gourmandise. Un horrible assassinat. On l’avait dissimulé sous une vieille tête de lit. Elle y était depuis quelques semaines, paraît-il. Elle était verte comme un chou et les rats…

– Assez ! tonna le cocher alors que je me sentais pâlir, et coupant ainsi court aux détails déplaisants.

Il eut toutefois l’air satisfait de constater que ces quelques informations s’étaient révélées trop pénibles pour moi. Il me lança un regard qui signifiait : “Voilà qui vous servira de leçon, miss, à vous qui semblez instruite de sujets dont une dame devrait tout ignorer.”

L’agent de police qui réglait la circulation m’évita de perdre totalement la face.

– Avancez ! nous cria-t-il.

L’attente était terminée. Mr Slater regagna son poste, siffla son cheval et nous repartîmes. Je me rassis et reposai sur la banquette mon carton à chapeaux tombé par terre en essayant de m’ôter de l’esprit la description macabre de l’ouvrier. […]

J’ai été captivée par cette histoire du début à la fin et ai vraiment apprécié tous les personnages, particulièrement celui de Lizzie Martin ! J’ai aimé son répondant, son audace, son comportement un peu avant-gardiste en comparaison de celui des autres femmes de l’époque. Une jeune femme indépendante qui tient à sa liberté d’expression comme à sa liberté d’action, et qui affiche ses connaissances dans des domaines jugés peu recommandables pour les femmes.

L’auteure a choisi la première personne du singulier pour Lizzie Martin et Benjamin Ross, qui s’expriment tour à tour tout au long du livre, pour mieux se retrouver, ensemble, dans quelques autres chapitres. J’ai bien aimé ce parti pris, qui je trouve, donne une vision plus détaillée et plus complète au lecteur.

J’ai trouvé le lien avec l’inspecteur Benjamin Ross intéressant ; cet ami d’enfance qu’elle retrouve après de longues années, grâce à cette enquête. Le dernier chapitre suggère qu’ils continueront à se voir, ce qui me ravit !

Vous pouvez déjà le deviner, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette première enquête de Lizzie Martin ! Les descriptions précises, les dialogues délicats, travaillés, retranscrivent de façon parfaite l’ambiance du Londres du XIXe siècle. De plus, l’intrigue bien maîtrisée tient la longueur, et l’humour subtil est la petite touche qui vient parfaire cet ensemble de qualité.

Une série que je poursuivrai, sans aucun doute ! Ann Granger m’a convaincue, et il me tarde de retrouver à nouveau Lizzie Martin et Benjamin Ross !

Action, suspense et humour pour ce très bon polar de Nils Barrellon !

Le jeu de l'assassin - Nils Barrellon

“Le jeu de l’assassin” de Nils Barrellon, paru chez City Éditions. Photo Monia Boubaker

 

Voilà un bon moment que j’avais très envie de découvrir cet auteur ! Ses deux romans, « Le jeu de l’assassin » et « La fille qui en savait trop » me tentaient beaucoup. Les deux livres mettant en scène le même personnage principal, le commissaire Kuhn, c’est donc par le premier, « Le jeu de l’assassin », que j’ai décidé de commencer.

Ce premier roman a été une très bonne surprise, car en plus du suspense, l’humour est très présent, chose que je n’avais pas deviné en lisant le résumé, ni en regardant la couverture. Une excellente surprise donc, une lecture comme je les aime, et que j’ai savourée jusqu’au dernier mot !

Pour aborder un peu l’histoire, nous sommes donc à Paris, plus précisément dans le quartier de la goutte d’or, dans le 18ème, où le cadavre d’une jeune femme est retrouvé sur les rails, près de la gare du Nord. Le commissaire Khun, est saisi de l’affaire, et cette première victime est rapidement identifiée. Mais bientôt, d’autres corps sont retrouvés, dont les multiples blessures présentent des similitudes avec le premier. Malgré les semblants de pistes, l’enquête finit par s’enliser. Et le meurtrier n’a pas peur de se montrer…

Dès les premières lignes, j’ai complètement adhéré au style d’écriture de l’auteur et ai entrevu les notes d’humour qui parsèmeront tout le livre, pour mon plus grand plaisir. Ceux qui viennent souvent me rendre visite ici et qui me lisent régulièrement, savent que la combinaison suspense/humour est celle que je préfère, et de loin. Autant vous dire qu’avec Nils Barrellon, j’ai vraiment été gâtée !

 

[…]

– Qu’est-ce qu’on a ?

– Une femme de type africain. Assassinée.

– Où est le corps ?

– Entre les rails de chemin de fer, au niveau de la gare du Nord. Sous le pont du boulevard de la chapelle.

– Tu y es, là ?

– Dans deux minutes, nous sommes encore dans la voiture.

– Qui est avec toi ?

– Anissa.

Par réflexe, je jette un œil sur mon poignet gauche à l’endroit où je porte d’ordinaire ma Speed-Master (quand je ne sors pas précipitamment de chez moi à la recherche d’une bonne tartine de pain frais). Superbe tocante suisse que mon ex-femme m’a offerte pour mes trente ans.

– Quelle heure est-il ?

– Huit heures quatorze, répond Letellier qui doit lire l’horloge du tableau de bord pour être si précis.

– OK. Je prends une douche et un café et je suis sur place dans…

Depuis Vanves, je prends le périph’ jusqu’à la porte de la Chapelle. À cette heure-ci, un dimanche, il sera fluide. J’enchaîne sur la rue Marx-Darmoy…

– J’y suis dans une trentaine de minutes. À tout de suite.

Je raccroche. Une pièce de puzzle verte sur l’écran de mon Samsung m’indique que j’ai reçu un sms. Je l’ouvre. HA ! HA ! HA ! Une erreur certainement. J’efface. […]

 

[…] Je me retourne et tombe nez à nez avec le procureur de la République Gardieux. Costume de lin beige, mocassins à pompons en cuir retourné, chemise blanche, le magistrat est en mode été. Malgré cette tenue vestimentaire plus décontractée qu’à l’habitude, c’est le même visage sévère qui fait face. Ses traits sont si durs que je n’arrive pas à l’imaginer en maillot de bain, sur la plage, en train de remplir une grille de sudoku. À la cool, quoi ! Nous avons le même âge ; pourtant, il en paraît dix de plus. Peut-être sa calvitie…

– Monsieur le procureur. Bonjour.

– Bonjour.

– Quelle élégance, dites-moi !

Il mime à merveille celui qui n’a pas entendu.

– Vous en pensez quoi ?

– Pour être tout à fait franc, rien du tout. J’arrive, il faut dire.

– De toute façon, je vous saisis de l’affaire. Je vous appelle dès que j’ai obtenu la date de l’autopsie. Vous m’excuserez, mais je ne peux pas rester plus longtemps. À bientôt, commissaire.

[…]

 

J’ai trouvé qu’il y avait pas mal d’action, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. « Le jeu de l’assassin » est également un polar bien documenté. Les détails bien pensés et le jargon policier rendent le tout très crédible même si j’aurais voulu que ces derniers soient peut-être un peu moins présents. Mais je suis obligée d’admettre qu’ils collent parfaitement à l’ambiance et vont comme un gant aux personnages.

Malgré quelques petites ficelles déjà vues, mais qui ne m’ont absolument pas empêchée d’être absorbée par l’histoire, j’ai beaucoup aimé cette course contre la montre à travers le quartier de la goutte d’or, les descriptions, mais aussi les nombreuses références à Jack l’éventreur.

Pour finir, je dirais simplement que « Le jeu de l’assassin » est un très bon polar ; le personnage du commissaire Kuhn a été une belle rencontre, et j’ai hâte de le découvrir dans sa seconde enquête !

Nils Barrellon est un auteur talentueux que je suivrai désormais et que je vous encourage vivement à découvrir !

“Le Skyraff” de Thomas et Florence Gindre, un voyage dans l’univers fantasy, entre mythologie et magie !

 

Ecrire un roman

 

Que diriez-vous d’un voyage au pays des elfes, des Dieux et autres créatures magiques ?

Pour être honnête avec vous, je ne suis pas une lectrice de fantasy, c’est un univers que je connais peu, mais je ne suis pas moins curieuse ! Alors quand Florence m’a proposé de découvrir « Le Skyraff », un livre qu’elle a coécrit avec son jeune fils Thomas, j’ai tout de suite accepté ! De plus, je trouve que ce projet d’écriture mère/fils est une incroyable aventure ! Ce fut une lecture plaisante, plutôt divertissante, et dont je vous parle tout de suite un peu plus en détail.

 

Skyraff photo couverture

“Le Skyraff, tome 1 : le règne de l’empereur” de Thomas et Florence Gindre, paru aux Éditions de la Reine, et disponible sur Amazon en version numérique ou papier.

 

Tout d’abord, sachez que « Le Skyraff », paru aux Éditions de la Reine, est inspiré d’« Eragon » de Christopher Paolini, et que « Le règne de l’empereur » est le premier tome d’une trilogie.

Dans ce premier volet, nous allons à la rencontre d’Espa, un jeune garçon de 15 ans, qui se voit un jour confier un œuf, de la part d’un elfe. Cet œuf, Espa en prend grand soin même s’il ne sait pas du tout quelle créature il abrite. Un soir, l’œuf se fissure et laisse apparaître un louveteau, mais un louveteau pas comme les autres, car celui-ci a de belles ailes argentées ! Son nouveau compagnon, qu’il nomme Xénos, lui apprend qu’il est un skyraff, un loup ailé, une créature dont le rôle est d’aider à combattre les forces du mal. Mais un jour, alerté par la présence d’un skyraff, l’Empereur Narnienn, qui contrôle le pays, attaque le village d’Espa afin de les tuer tous les deux. Celui-ci n’a d’autre choix que de fuir, accompagné de Xénos, et de Nymphia, une conteuse, qui lui apprendra la magie et le maniement de l’épée, afin qu’il puisse affronter le terrible empereur…

Étant complètement novice en matière de fantasy, j’avais un peu peur de me sentir perdue et de ne pas arriver à entrer dans l’histoire. Et finalement, ma seule difficulté a été de retenir les noms des différents personnages, qui je trouve se ressemblaient beaucoup et que j’ai eu un peu de mal à mémoriser au début. Mais à partir du troisième chapitre, j’ai commencé à visualiser l’univers que me proposaient les auteurs, à apprécier les personnages, à m’y attacher au fil des pages, et à me laisser porter par le récit, fluide, extrêmement bien écrit.

 

[…] La conteuse marqua une pause, s’installa plus confortablement et entama son explication.

« Vous savez certainement que les dieux vivent au-dessus de la montagne Sacrée, et qu’il y en a cinq principaux. Trois dieux : Zeus, le roi des dieux et de la foudre, Poséidon, celui de la mer, Hadès, celui du royaume des morts, et deux déesses : Iris, celle de l’air et du vent, et Sallana, celle du feu. Ils ne vivent pas toujours là-haut et descendent parfois sur notre continent, pour se mêler aux humains, aux nains ou aux elfes. Depuis des décennies, l’Empereur tente de leur prendre leurs pouvoirs afin de régner en maître absolu. Pour cela, il utilise des moyens maléfiques et malhonnêtes ».

Espa ouvrit de grands yeux. Il n’en croyait pas ses oreilles ! L’Empereur, pas honnête ! Lui à qui tout le monde obéissait ! Xénos vint poser sa tête sur ses genoux, comme pour l’aider à appréhender cette nouvelle. Nymphia baissa les yeux d’un air triste et enchaîna :

« Je t’ai sauvé, toi, Espa, et pas les autres, car tu es quelqu’un de particulier. […]

 

J’ai beaucoup aimé le côté aventure, quête, qui côtoie celui des dieux et de la magie. Durant la lecture, je ne me suis pas ennuyée, et j’ai trouvé le récit vraiment bien rythmé. Si certaines scènes sont racontées parfois un peu rapidement, cela m’a permis de ne pas être ensevelie dans trop de détails et de ne pas perdre le fil de l’histoire.

L’action est présente du début à la fin, et les auteurs vont à l’essentiel.

Un moment de lecture agréable, que je conseille aux amateurs de fantasy, ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent découvrir cet univers.

« Le Skyraff » est disponible en version numérique et version papier sur le site des Éditions de la Reine ou Amazon. C’est un livre que je conseille aux lecteurs de 12-15 ans.