Ma première nouvelle !

Nouvelle Dangereuses apparences Monia Boubaker

 

Jusqu’ici, j’avais l’habitude d’écrire pour moi : des ressentis, des textes très courts… Je me souviens même, il y a plusieurs années, avoir commencé une pièce de théâtre ! Mais ces moments d’écriture étaient très irréguliers, et mes écrits n’étaient pas aboutis, même si les idées ne manquaient pas. C’est vraiment lorsque j’ai créé Ô hasard des mots, et quand j’ai commencé à écrire des chroniques chaque semaine, que je me suis rendue compte à quel point écrire était important pour moi. Il était maintenant temps que je reprenne ma plume, et un peu plus sérieusement !

Il y a quelques mois, je me suis décidée à participer à un concours de nouvelles. C’était un peu comme me lancer un défi : est-ce que j’y arriverai ? Est-ce que j’irai jusqu’au bout ? Je me suis lancée, et ça a été une très belle expérience et un excellent exercice !

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous cette histoire que j’ai écrite car il est temps pour moi d’oser.

J’aimerais beaucoup avoir vos retours, qu’ils soient positifs ou négatifs, vos conseils, vos avis, qui sont très importants pour moi et qui me permettront de progresser.

Ma nouvelle s’appelle “Dangereuses apparences” et voici quelques mots de l’histoire :

 

Mélina est une jeune femme un peu désabusée par son quotidien, lassée par son travail et habituée aux déceptions. Lorsqu’elle rentre d’un voyage d’affaires épuisant, la chance semble être enfin de son côté.

À moins que la découverte d’un mystérieux carnet ne fasse tout basculer…


Ici, je vous propose de lire le début de cette nouvelle, et si vous souhaitez lire la suite, vous la trouverez en ligne, en libre consultation sur le site MonBestSeller.com, juste ici. Il vous suffira simplement de créer un compte qui vous permettra de lire d’autres nouvelles, romans, polars et de découvrir un grand nombre d’auteurs. Vous pouvez même noter et commenter les écrits présentés si vous le souhaitez.

Allez, c’est parti !

***

L’hôtesse lui rapporta enfin son deuxième café. Froid. Elle leva les yeux au ciel en étouffant un soupir et commença à le remuer frénétiquement.

– C’est agaçant n’est-ce pas ?

Elle regarda l’homme assis à côté d’elle qui lisait un journal sportif.

– Pardon ?

Il posa son journal et le plia en quatre, soigneusement, avant de la regarder en souriant.

– C’est agaçant quand on ne fait pas attention à vous, quand on vous montre que vous n’êtes pas important ?

Elle sourit.

– C’est vrai, c’est très agaçant même, si l’on considère le prix exagéré du billet d’avion, répondit-elle avant de goûter son café du bout des lèvres. Elle ne put s’empêcher de faire une grimace.

– Et vous, qu’est-ce qui vous agace ?

– Actuellement ? Pour être honnête, vraiment rien. Je reviens d’un séjour magique à la Martinique où je n’ai fait que profiter du soleil et boire des cocktails.

– Seul ?

Elle s’en voulut immédiatement d’avoir posé cette question. Cet homme était un parfait inconnu et cette intrusion dans sa vie privée pouvait être mal perçue. Elle baissa la tête, gênée.

Il sourit, laissant apparaître une dentition parfaite.

– Non, j’étais accompagné, mais ça n’a pas marché. On est reparti chacun de notre côté.

C’est mieux comme ça. Je ne regrette rien, on a passé un bon moment. Il faut savoir admettre quand l’autre ne vous convient pas et n’est pas fait pour vous, vous ne croyez pas ?

Se redressant, elle hocha la tête saluant intérieurement son honnêteté et sa sagesse.

Après une rupture, nombreux sont ceux qui sont emportés par la colère ou par un désir de vengeance. Elle, elle était plutôt du genre à se lamenter et à pleurer durant des jours, pour ensuite reprendre le cours de sa vie. Et plutôt triste, sa vie.

– Et vous, demanda t’ il, étiez-vous seule à profiter du soleil et des cocktails ?

Ses yeux d’un profond bleu turquoise la scrutaient, attendant sa réponse. Elle fit tourner le gobelet de café entre ses mains.

– Oui j’étais seule. J’étais là-bas pour le travail en fait.

Ils se sourirent et cette conversation ouvrit le chemin à plusieurs autres durant les heures qui suivirent. En montant à bord, elle se souvenait s’être demandée comment elle allait pouvoir occuper son temps, et la maigre liste de films disponibles à regarder sur cet écran minuscule qui lui faisait face ne lui avait apporté aucun réconfort. Elle était contente d’avoir trouvé une oreille attentive et rencontré une personne si intéressante. Ils firent connaissance autour d’un plat de poulet immangeable qui baignait dans une sauce dépourvue de goût, mais ils en plaisantèrent. Il était agréable, drôle, et léger, ce qui lui ôtait cette lassitude et cette mélancolie qu’elle portait habituellement en elle. Tout paraissait simple en sa compagnie. Mais elle n’était pas aveugle, il était aussi terriblement séduisant. Un homme très séduisant comme elle en rencontrait peu, qui s’intéressait à elle, et qui en plus était de nouveau célibataire. Plongée dans son regard envoûtant, elle aimait l’écouter parler. C’était le syndrome du prince charmant. Elle le reconnut tout de suite. Ce syndrome qui, quand elle croisait un homme qu’elle trouvait attirant, provoquait instantanément la vision du tableau parfait : l’amant idéal/l’homme sans défaut/le futur père de ses enfants. Exactement comme dans une de ces romances idylliques qu’elle avait l’habitude de regarder le week-end ou après une longue et épuisante journée de travail. Ce genre d’excursion dans l’imaginaire lui rendait la vie plus supportable et bien moins monotone. Car les voyages au bout du monde qu’elle faisait successivement pour son travail ne lui apportaient désormais plus rien, excepté une immense fatigue. Sa vie amoureuse était une succession de déceptions et de ruptures, et elle se languissait d’enfin trouver sa moitié, son âme sœur, celle dont tout le monde parle, celle que l’on dit reconnaître quand on la croise. Elle aimait imaginer des scénarios romantiques. C’était un automatisme chez elle et peut-être ce qu’elle faisait de mieux. Tomber sur un homme comme lui, avec qui elle avait apparemment de nombreux points communs, pouvait complètement changer sa vie, elle en était consciente. Cet homme pouvait se révéler être une bénédiction. Quelque chose qui ne vous arrive qu’une fois. Quel était le pourcentage de chances de rencontrer l’homme de sa vie en revenant d’un voyage d’affaires épuisant, quand en plus celui-ci n’avait été qu’un enchaînement de contrariétés ?

À commencer par ses clients avec qui elle avait eu rendez-vous, découvrant chez eux une attitude sans-gêne et irrespectueuse ; par cet hôtel, qui s’était révélé inconfortable et bruyant ; ou encore ces familles aux enfants mal élevés qu’elle avait dû supporter durant tous les repas qu’elle avait pris à l’hôtel. Peut-être que cette rencontre était une sorte de compensation ? Un cadeau des anges pour lui avoir fait endurer ce voyage dans ces circonstances si difficiles ?

Non, il ne fallait pas qu’elle laisse passer cette chance.

 

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2 comments for “Ma première nouvelle !

  1. 26 mars 2015 at 20 h 30 min

    Félicitation pour cette nouvelle écrite avec talent !

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