“L’amoureux” de Rébecca Dautremer

 

Rébecca Dautremer

“L’amoureux” de Rébecca Dautremer paru aux éditions Gautier-Languereau.
Photo Monia Boubaker

 

L’amoureux” de Rébecca Dautremer, voilà un bel album pour enfants qui trône dans mon atelier et que je relis souvent. Je ne me lasse pas de sa poésie, de ses couleurs profondes mais aussi de la sensibilité du trait de Rébecca Dautremer, illustratrice de talent qu’on ne présente plus.

 

Rébecca Dautremer

“L’amoureux” de Rébecca Dautremer, paru aux éditions Gautier-Languereau

Rébecca Dautremer

“L’amoureux” de Rébecca Dautremer, paru aux éditions Gautier-Languereau

 

C’est un grand album, riche en dessins, en couleurs, qui accompagnent cette jolie histoire :

Ernest n’arrête pas d’embêter les filles. Mais plus que les autres filles, il embête beaucoup Salomé. Un jour, la maman de Salomé lui explique que peut-être, Ernest aimerait devenir l’amoureux de Salomé. Mais c’est quoi ça, l’amoureux ? Salomé en parle alors avec ses camarades d’école, et chacun y va de son explication !

 

Rébecca Dautremer

“L’amoureux”, de Rébecca Dautremer, paru aux éditions Gautier-Languereau

 

L’amoureux” est un album d’une très belle qualité graphique, où le texte se lie avec l’image, ne fait qu’un. C’est un album jeunesse qu’on a plaisir à raconter, à lire, et à redécouvrir. Les illustrations sont magnifiques et l’histoire attendrissante, drôle, qui nous rappelle à nous adultes, la belle naïveté et la spontanéité des propos enfantins.

 

Rébecca Dautremer a illustré de nombreux livres, dont notamment « Cyrano », « Journal secret du Petit Poucet », « Alice au pays des merveilles », « Le petit théâtre de Rébecca », « La petite sirène et autres contes », « Princesses oubliées ou inconnues… »… En 2014, elle illustre « Une bible », un album pour enfants qui regroupe les histoires de la bible, racontées par Philippe Lechermeier.

 

http://www.rebeccadautremer.com/

 

 

 

Les contes de Beedle le Barde, de J.K Rowling

 

J.K Rowling

“Les contes de Beedle le Barde” de J.K Rowling, parru aux éditions Gallimard.
Photo Monia Boubaker

J’ai lu ce recueil de contes cette semaine et je ne résiste pas à l’envie de vous le faire découvrir justement aujourd’hui, veille d’ halloween, où les sorciers, sorcières et autres créatures magiques sont à l’honneur !

Les contes de Beedle le Barde ont été écrits et illustrés par J.K Rowling, qui, à travers ce recueil, nous ramène un peu dans l’univers de la célèbre école de sorciers Poudlard, notamment grâce aux notes du professeur Dumbledore par lesquelles s’achèvent chaque histoire contée.

Comme le raconte J.K Rowling, le professeur Dumbledore avait laissé à sa mort une série de notes et commentaires que le professeur McGonagall, nouvelle directrice de Poudlard, permet d’éditer aujourd’hui. Hermione Granger, est elle, à l’origine de la nouvelle traduction de ces contes.

Les contes de Beedle le Barde est un recueil d’histoires qui est aux jeunes sorciers et sorcières ce que les contes de fées sont aux « moldus ».

On peut y lire cinq histoires, qui sont célèbres et aimées de tous les élèves de Poudlard :

  • Le sorcier et la marmite sauteuse
  • La fontaine de la bonne fortune
  • Le sorcier au cœur velu
  • Babbity Lapina et la souche qui gloussait
  • Le conte des trois frères

Voici un court extrait du premier conte “Le sorcier et la marmite sauteuse” :

“Il était une fois un vieux sorcier bienveillant qui utilisait sa magie avec sagesse et générosité pour le plus grand profit de ses voisins. Plutôt que de révéler la véritable source de ses pouvoirs, il prétendait que ses potions, charmes et antidotes jaillissaient tels quels de son petit chaudron qu’il appelait sa marmite de chance”.

Les contes de Beedle le Barde se lisent très facilement et nous emmènent dans cet univers de magie tout en nous montrant le chemin de la sagesse et de la vérité.

Si vous souhaitez poursuivre encore votre chemin dans l’univers magique de J.K Rowling, ce recueil est alors idéal !

Et pour vous donner une raison de plus de vous emparer de ces histoires magiques, les droits d’auteurs de ce livre sont tous reversés à l’association Children’s High Level Group qui vient en aide aux enfants en difficultés.

 

Après la célèbre série Harry Potter, J.K Rowling a également écrit “Les Animaux fantastiques” et “Le Quidditch à travers les âges“. En 2012, elle publie un livre pour adultes “Une place à prendre” paru aux éditions Bernard Grasset, ainsi que “L’appel du coucou“, paru en 2013 aux mêmes éditions, mais sous son pseudonyme Robert Galbraith.

“Ma soeur, mon amour” de Chitra Banerjee Divakaruni : voyage au coeur de l’Inde, tout en poésie…

 

 Chitra Banerjee Divakaruni

“Ma sœur, mon amour” de Chitra Banerjee Divakaruni, paru aux éditions 10-18.
Photo Monia Boubaker

 

Grande amatrice de littérature indienne, je tenais à vous parler aujourd’hui de Chitra Banerjee Divakaruni, qui en est jusqu’ici mon auteure favorite. Cet article est aussi ma façon de fêter Diwali, une fête traditionnelle indienne, aussi appelée la fête des lumières. Entre cadeaux, feux d’artifice, bougies, prières ; cette fête est consacrée à la déesse Lakshmi, ainsi qu’aux légendes et traditions indiennes.

Le premier livre que j’ai lu de Chitra Banerjee Divakaruni étaitLa Maîtresse des épices“, un livre entre magie et poésie qui m’avait subjuguée. Une histoire qui m’avait emmenée en Californie, où Tilo, maîtresse de l’art ancestral des épices, pour rétablir l’équilibre du corps et de l’âme, pratiquait mélanges et incantations, et où, pour l’amour, elle prit le risque de perdre ses pouvoirs.

Chitra Banerjee Divakaruni est une de ces auteures qui sait, à travers les mots, couchés sur le papier avec grâce et délicatesse, nous faire ressentir de fortes émotions. Des mots d’où se dégage toute une poésie. Une dureté parfois aussi, lorsqu’à travers ses histoires elle nous parle des règles et des traditions indiennes, qui sont imposées, de génération en génération.

Les livres de Chitra Banerjee Divakaruni sont une invitation au voyage, à la découverte de l’Inde profonde, de l’Inde véritable, de ses croyances et de ses richesses.

Ma sœur, mon amour“, que je vous présente aujourd’hui, est une histoire semblable à un conte, dans lequel on suit deux héroïnes, en s’imprégnant des couleurs, des odeurs des plats traditionnels, des senteurs des fleurs, des épices…

Ma sœur, mon Amour” raconte l’histoire de deux cousines, Suddha et Anju qui sont à la mort de leurs pères respectifs élevées ensemble par leurs trois mères, Gouri Ma, Nalini, et Pishi. Suddha et Anju, bien que très différentes, deviennent inséparables. Cette forte amitié sera confrontée à de nombreuses épreuves dont un bien lourd secret. Un chemin de vie qu’elles vont partager ensemble, entre joies et désillusions, et où leurs désirs, leurs rêves, vont s’opposer au poids des traditions.

Ce livre est mon favori. Il m’a passionnée, et bien au delà de ça : il m’a envoûtée. Je l’ai lu incroyablement vite, trop impatiente de connaître la suite de cette histoire, où Suddha et Anju, les deux héroïnes, s’expriment, tour à tour, tout au long du livre. On entre dans leurs pensées, leurs ressentis, et elles nous emmènent à travers ce livre, à la découverte de l’Inde, racontée dans de longues descriptions aux métaphores poétiques, l’art de Chitra Banerjee Divakaruni. J’ai été séduite par tous ses livres, qui nous apportent différemment selon les histoires, mais qui sont tous des trésors. Celui-ci à une saveur toute particulière pour moi, car c’est celui qui m’a donné envie de reprendre l’écriture là où je l’avais laissée, un peu trop longtemps…

J’ai choisi pour vous deux extraits que je vous livre ici, en audio :

 

Podcast livre Ma soeur, mon amour


 

Chitra Banerjee Divakaruni est une écrivaine et poétesse indienne originaire de Calcutta. Elle vit à Houston, aux États-Unis, où elle enseigne à l’université de cette même ville. Elle est également active au sein d’associations qui aident les femmes de l’Asie du Sud victimes de violences domestiques, et qui aident les enfants, en Inde, à pouvoir bénéficier d’une éducation.

Chitra Banerjee Divakaruni a écrit de nombreux livres dont « La Maîtresse des épices », « La reine des rêves », « Les Erreurs inconnues de nos vies », « Le Palais des illusions »…

 

http://www.chitradivakaruni.com/

 

Je rejoins la team “blogueuse à chat” !

Team blogueuse à chat

 

Et oui, je fais maintenant partie de la Team blogueuse à chat ! Je n’ai pas pu résister à ces petits macarons gentiment proposés par Cécile Anna du blog Nail Art is easy ! Et puis, quelle fierté d’être blogueuse à chat ! Ces petits félins qui nous inspirent et nous relaxent, sont de vrais pépites et des compagnons dont on ne peut plus se passer une fois qu’ils sont entrés dans notre quotidien !

 

blogueuse à chat

 

Bali est arrivée il y a quelques mois à la maison, adoptée via une association après avoir vécu, malheureusement, comme pas mal de ses congénères, des débuts dans la vie pas très heureux. On a tout de suite craqué pour cette boule de poil qui n’était plus un bébé, et dont se dégageait une attitude zen, paisible mais qui nous observait de ce regard vif et très intelligent. Cette petite crapule s’est aussi révélée extrêmement joueuse (les voilages du salon l’attestent), et au moment du coucher, avant de me plonger dans un livre et laisser s’exprimer mon imagination, il est devenu tradition de partager un moment de jeu. Balles à rattraper ou morceau de raphia à poursuivre (et à déchiqueter, il faut bien le dire), je ne pourrais plus me passer de ces moments de complicité.

 

blogueuse chat

 

blogueuse chat

 

Que je sois à l’atelier, à travailler à de nouvelles illustrations ou sur l’ordinateur, à écrire de nouveaux articles, elle est là, jamais très loin. C’est vrai, quoi de mieux que s’affaler sur des livres, agendas et cahiers en tous genre ? Cahiers dont j’ai besoin pour recopier les brouillons de mes articles, bien sûr, mais bon… Elle aime autant les livres que moi ! Et puis ces petites pauses, où je prends quelques minutes pour la regarder dormir dans des positions assez improbables, ou l’écouter ronronner ; ça apaise, ça incite à prendre plus le temps, et à apprécier ces moments précieux. Travailler à la maison, entre peinture et écriture, et en si bonne compagnie, est un grand bonheur.

Alors voilà, je suis blogueuse à chat et je vous ai présenté Bali, la crapule dont je ne me séparerais pour rien au monde.

 

blogueuse chat

blogueuse chat

La vie d’un chat n’est-elle pas la vie rêvée ?

 

“Folie meurtrière au Cambodge” de Shamini Flint

 Shamini Flint

“Folie meurtrière au Cambodge” de Shamini Flint, paru aux éditions Marabout.
Photo Monia Boubaker

 

Avant de découvrir Shamini Flint, je n’étais d’ordinaire pas très attirée par les romans ou même les polars, retraçant ou rappelant des évènements historiques. Je préférais de loin une histoire complètement imaginaire même si le décor restait lui, réel ; et de cette manière j’évitais d’être plongée dans un contexte trop sérieux, me rappelant la triste réalité de certains évènements tragiques.

C’est là que réside tout le talent de Shamini Flint : réussir à nous captiver dès les premiers chapitres grâce à une enquête fictive se déroulant à l’heure actuelle, sur ce fond de réalité : des évènements dramatiques qui ont marqués l’histoire. Elle parvient même à garder cette légèreté, commune à tous ses romans policiers, en grande partie grâce à l’inspecteur Singh, toujours aussi renfrogné et bedonnant, dont les réflexions et habitudes nous font toujours autant sourire.

J’avais déjà été passionnée par “Conspiration à Bali” dont je vous ai parlé dans un précédent article et dont l’enquête se situait au cœur des attentats perpétrés à Bali en 2002. Avec “Folie meurtrière au Cambodge“, Shamini Flint nous replonge dans cette période de l’histoire qu’à été l’occupation du Cambodge par les khmers rouges, de 1975 à 1979, rendant hommage à ces familles cambodgiennes qui ont tant souffert.

Voici un petit résumé de l’histoire :

Envoyé au Cambodge pour assister au procès d’un criminel de guerre, en tant que représentant de l’ASEAN (l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est), l’inspecteur Singh se retrouve observateur du déroulement de ce procès tant attendu, espoir de justice pour toutes les familles des victimes. Durant ce procès, un témoin capital est assassiné. Alors qu’un tueur en série semble déjà s’en prendre à d’anciens khmers rouges, résoudre ce meurtre devient l’affaire de l’inspecteur Singh, qu’il mène en collaboration avec son homologue cambodgien, le colonel Menhay.

et un extrait du premier chapitre :

“Le Cambodge… Comme s’il connaissait quelque chose du Cambodge ! L’inspecteur Singh tendit à l’employée du comptoir son passeport et son e-ticket soigneusement imprimé. À une certaine époque, la notice accompagnant le billet suggérait au moins par sa complexité qu’une aventure se profilait à l’horizon. Désormais, prendre un avion s’apparentait plutôt à monter dans un bus. Si ce n’est que les bus ne se déplacent pas à dix mille mètres d’altitude et à neuf cents kilomètres à l’heure. Singh savait l’avion plus sûr que la voiture d’un point de vue statistique. Mais cela ne le rendait pas plus serein au moment de monter à bord.

– Grand voyageur ? demanda l’employée.

Habillée avec élégance, elle avait sur le visage de quoi garnir la palette de Picasso.

– Non. Aussi peu que possible, en fait.

Le rire de la femme exposa deux incisives à l’extrémité cramoisie. Des taches de rouge à lèvres, probablement, mais elles donnaient l’impression que leur propriétaire venait de s’attaquer à du bétail sur pied. Elle fit une nouvelle tentative :

– Non, monsieur. Je vous demandais si vous étiez inscrit à l’un de nos programmes grand voyageurs ?

Singh secoua vigoureusement la tête, son turban désignant un arc de cent quatre-vingt degrés. Il n’était pas à grand voyageur, même si au rythme où ses supérieurs l’envoyaient remplir des missions bizarres aussi loin que possible de Singapour, il n’allait pas tarder à le devenir.”

 

Folie meurtrière au Cambodge” nous offre de multiples rebondissements, jusqu’à la dernière page où notre curiosité est enfin assouvie !

Un livre que je ne peux que vous recommander, surtout si vous n’avez pas encore découvert l’atypique inspecteur Singh !

 

Vous pouvez le retrouver dans d’autres enquêtes passionnantes :

  • « Meurtre en Malaisie »
  • « Infamies à Singapour »
  • « Conspiration à Bali » (mettre lien article)

Ils sont tous parus aux éditions Marabout.

 

Shamini Flint a laissé derrière elle sa carrière d’avocate pour se consacrer à sa famille, à l’écriture, et à son activité de militante écologiste. Elle écrit également des livres pour enfants.

 

http://www.shaminiflint.com/

 

Version papier (6,99 €)

Version numérique (5,49 €)