“La lettre et le peigne” de Nils Barrellon, un thriller passionnant sur fond historique !

Avant de commencer à vous parler de ce thriller mémorable, je tiens à remercier chaleureusement Nils Barrellon pour m’avoir proposé l’envoi de son livre ainsi que les Éditions Jigal.

 

la lettre et le peigne nils barrellon

“La lettre et le peigne” de Nils Barrellon, un thriller paru chez les Éditions Jigal. Photo Monia Boubaker

 

Nils Barrellon est un auteur que je vous avais déjà présenté avec son polar “Le jeu de l’assassin“, que j’avais beaucoup aimé. Alors quand il m’a proposé de m’envoyer son nouveau thriller, bien que celui-ci paraissait très différent du “Jeu de l’assassin”, j’ai accepté avec grand plaisir.

J’étais assez curieuse de le découvrir et on peut dire que je n’ai pas été déçue !

Pourtant, avec l’histoire qui démarrait en avril 1945 à Berlin et qui se déroulait majoritairement en Allemagne, je vous assure que le pari n’était pas gagné ! (Oui, ne me demandez pas pourquoi, mais je n’ai pas vraiment d’affinités avec le pays ou la langue allemande…!) Mais je me suis rappelée aussi qu’ à l’époque où j’étais étudiante, j’avais été très intéressée par la période 1939-1945 de l’histoire allemande et me suis lancée donc lancée sans a priori dans cette lecture et avec l’envie d’en savoir plus !

 

Résumé de l’éditeur :

Avril 1945. Anna Schmidt erre dans les rues dévastées de Berlin à la recherche d’un abri.

Janvier 1953. Elle confie à son cousin Heinrich une mystérieuse lettre qu’elle lui demande de remettre à son fils Josef si un jour celui-ci se sentait en danger et venait la réclamer.

Septembre 2012. La capitaine Hoffer enquête sur l’assassinat d’un gardien du musée d’Histoire de Berlin. Le mobile du crime semble être le vol d’un peigne tristement célèbre…

Quelques mois plus tard, Jacob Schmidt est sauvagement agressé en sortant d’un club. En déposant plainte, il croise la capitaine Hoffer, très intriguée par son histoire. Depuis, Jacob se sent traqué. Et le souvenir de cette lettre dont Josef, son père, lui avait parlé lui revient en mémoire…

De Francfort à Paris en passant par Berlin, il décide alors de tenter l’impossible pour la retrouver…

 

Tout d’abord, je vous avoue avoir eu des débuts un peu difficiles ! J’ai eu beaucoup de mal à me repérer avec les noms des personnages allemands et je me suis parfois sentie un peu perdue avec les différents sauts dans le temps, assez fréquents dans une partie du récit. Mais considéré ce qui a suivi, j’ai vraiment bien fait de ne pas m’arrêter à ça !

Tout au long de l’histoire, j’ai été extrêmement admirative et impressionnée par le travail de recherche qu’à fourni l’auteur. Ces détails et ces recherches sur la partie historique de cette époque accompagne une intrigue vraiment bien étudiée.

À travers le récit qui se déroule entre Berlin, Francfort, Paris et Rennes, on suit plusieurs personnages : Anna Schmidt, la capitaine Anke Hoffer de la police fédérale allemande, Gottfried Feuerbach et Mickaël, Josef et Jacob Schmidt, ainsi que le commandant Valéry Flaubert.

Le rythme s’intensifie peu à peu au fur et à mesure de la lecture et le récit fait alors place à une véritable traque dont est victime Jacob.

Tout au long de l’histoire, le mystère restera entier quant au lien de ce fameux peigne et de cette lettre dont on ne connaîtra le contenu qu’aux toutes dernières pages, et où à ce moment-là, tout s’expliquera enfin. C’est aussi au moment de la révélation que j’ai réalisé la précision et l’efficacité de la construction du récit. De plus, en y repensant, j’ai trouvé que certains indices et détails subtils avaient été habilement évoqués à certains moments de l’histoire.

J’ai été complètement passionnée par le dernier tiers de ma lecture qui a capté mon attention différemment du reste du livre, du fait de ce rythme plus soutenu et de cette terrible envie de savoir !

J’ai été aussi très très heureuse de retrouver, même brièvement, dans cette dernière partie, le commissaire Kuhn que j’avais tant apprécié dans “Le jeu de l’assassin” ! Même s’il a été aussi plaisant de découvrir le personnage du commandant Valéry Flaubert, surnommé “l’écrivain”, qui semble aussi très intéressant. Cela m’a vraiment fait plaisir qu’à travers deux polars très différents, Nils Barrellon ai gardé le lien avec ce personnage. Je l’adore, moi, le commissaire Kuhn !

Et il me semble d’ailleurs important de préciser également, que contrairement au “Jeu de l’assassin“, on ne retrouve pas dans le récit cet humour très présent que j’avais particulièrement aimé. Il y a quelques notes d’humour, que j’ai relevées parfois, mais elles se font rares. Peut-être parce que le commissaire Kuhn n’y faisait qu’une apparition ou peut-être parce que Nils Barrellon a tout simplement choisi pour ce thriller une autre direction.

Pour conclure, “La lettre et le peigne” est un thriller qui s’est révélé passionnant, grâce auquel on apprend beaucoup et dont la fin est de mon avis, assez incroyable ! C’est un dénouement qui me restera en mémoire, et qui est à la hauteur de l’attente tout au long de cette lecture !

Nils Barrellon montre avec ce nouveau thriller qu’il a plusieurs cordes à son arc, et je crois bien qu’il n’a pas fini de me surprendre !

“Une fille parfaite” de Mary Kubica : un roman déroutant, subtil, addictif… !

En refermant ce livre, je ne savais pas si j’allais réussir à écrire une chronique tellement je l’ai trouvé particulier et déroutant. Un peu aussi comme une lecture hors du temps. Mais la construction et le dénouement de ce roman sont tels que je me devais de vous en parler. Vous ne pouvez pas passer à côté de cette lecture.

 

une fille parfaite Mary Kubica

“Une fille parfaite” de Mary Kubica, roman paru aux éditions Mosaïc au format poche. Photo Monia Boubaker

 

Résumé de l’éditeur :

“Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux ni comment est son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt.” Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle vient de commettre une grave erreur. Et que rien, jamais, ne sera plus comme avant.

 

Une fille parfaite” de Mary Kubica, c’est une suite de chapitres où 3 voix s’expriment, avant et après la disparition de Mia : Eve, la mère de Mia, l’inspecteur Gabe Hoffman, et Colin Thatcher, l’homme que Mia a suivi ce soir-là… Chapitre après chapitre, le lecteur “écoute” ces 3 personnages, qui nous parlent de l’avant-disparition et de l’après, au retour de Mia dans la maison familiale, tout en assistant aux investigations de l’inspecteur.

Bien que j’aie conscience de la contradiction, j’ai trouvé le rythme de ce roman assez lent tout en ayant ce suspense grandissant et prenant, à chaque chapitre.

J’ai eu des doutes, mais je n’ai pas osé aller jusqu’au bout de ma réflexion. Aussi, j’ai soupçonné à tort. À aucun moment le lecteur n’a la clé, l’explication, sinon aux dernières lignes du livre.

Durant les chapitres racontés par Colin, on assiste à l’enlèvement de Mia, à sa captivité ; j’ai ressenti sa détresse comme celle de sa mère, qui souffre de son absence jour après jour.

Avec Mia, j’ai eu mal, j’ai eu peur. J’ai eu froid aussi. Très froid.

Je vous conseille d’ailleurs de lire ce livre en plein hiver, peut-être même avec une fenêtre ouverte pour ressentir les frissons de Mia et essayer d’imaginer ce par quoi elle est passée. Ce qu’elle a du supporter. Mais avec ce roman, vous n’aurez pourtant droit à aucun détail sordide, et j’en ai d’autant plus apprécié la lecture.

Les 3 personnages racontent, décrivent. Beaucoup.

L’auteure veut que le lecteur prenne le temps de connaître toute l’histoire et les différents points de vue. La progression dans le livre me semble lente et s’oppose avec force à la situation d’urgence dans laquelle se trouve Mia. Pourtant, j’avale les pages ; je l’ai lu vite ce roman, comme si le fait de le lire très vite pouvait délivrer Mia et mettre fin à son calvaire.

Quand vous aurez commencé ce roman, vous ne pourrez plus le lâcher. Parce que vous voudrez savoir. Absolument.

J’ai aimé cette atmosphère particulière qui se dégage de cette histoire, de cette écriture. J’en suis ressortie presque essoufflée, me remémorant certains passages du livre, pour mieux comprendre.

Je dis “ressortie” car j’ai été happée par ce roman. Littéralement.

Le blog a 2 ans !! Un tirage au sort avec un joli lot à gagner, ça vous dit ?

Le 8 septembre, le blog a eu 2 ans ! Oui, le temps passe drôlement vite ! Deux années de chroniques, d’échanges avec vous, lecteurs et blogueurs 🙂 Deux années riches de rencontres, de lectures et de coups de cœur !

Alors pour fêter ça, j’ai eu envie de vous proposer un tirage au sort avec un lot un peu spécial à gagner 😉

Cette année 2016 a été une année révélatrice pour moi, (en de nombreux points mais nous nous concentrerons ici uniquement sur l’aspect littéraire 😉 ) et très productive aussi, car j’ai auto-édité mon premier roman policier, “L’affaire Bella Rosa“. Un projet qui a vu le jour le 4 mai dernier après des mois de travail, et que j’ai vraiment été très heureuse de vous présenter ! J’en profite pour remercier tous les lecteurs qui ont lu cette première enquête de la gourmande notoire Mélina Corneille ! Merci à tous pour vos gentils messages, vos commentaires, vos encouragements, ils me portent tous les jours et m’emplissent d’une joie immense ! Je suis vraiment heureuse du chemin parcouru et de l’aboutissement de ce projet, de ce rêve. J’espère que Mélina Corneille saura conquérir le cœur de nombreux autres lecteurs !

Mon roman est comme vous le savez, uniquement disponible au format ebook, et Librinova, avec qui je l’ai auto-édité, permet à l’auteur de commander des exemplaires papier (c’était d’ailleurs assez incroyable de voir mon roman imprimé et le tenir entre mes mains ! Merci Librinova pour cette belle réalisation !)

 

L'affaire Bella Rosa Monia Boubaker

“L’affaire Bella Rosa, une enquête de Mélina Corneille”, est disponible au format ebook sur les sites Librinova, Amazon, Fnac et de nombreux autres e-libraires. Photo Monia Boubaker

 

Le tirage au sort

Alors pour ce blog’anniversaire, je vous propose tout simplement de gagner un exemplaire papier de “L’affaire Bella Rosa” ! Et même dédicacé si vous le souhaitez ! 😉

Pour participer à ce tirage au sort, il suffit de commenter cet article en indiquant votre prénom, tout en me précisant :

  • Ce qui vous a plu dans cette première enquête (ou chez Mélina Corneille) 🙂

  • Ou ce qui vous donne envie de découvrir le roman, si vous ne l’avez pas encore lu 🙂

La participation est ouverte du 9 au 13 septembre. Le ou la gagnante tiré(e) au sort sera contacté(e) via le mail renseigné pour la validation du commentaire dans les jours qui suivent, et sera également annoncé(e) dans ce même article. (Je précise que je ne pourrai être tenue responsable en cas de détérioration ou perte du colis).

Et si vous avez aimé “L’affaire Bella Rosa“, n’hésitez pas à en parler autour de vous ! M’aider à faire connaître Mélina Corneille chaque jour un peu plus serait un merveilleux cadeau !!

 

L'affaire Bella Rosa Monia Boubaker

 

Allez, je vous souhaite bonne chance et à très vite pour les résultats ! 🙂

 

L’annonce du gagnant !

 

Merci à tous pour vos participations !!

J’ai donc procédé au tirage au sort cet après-midi, sous l’œil attentif de Bali… !

 

Et la gagnante est…

 

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Félicitations à Florence Gindre !! 🙂

 

Je tenais à tous vous remercier pour votre participation, mais aussi pour votre fidélité, pour vos messages pleins d’encouragements, de compliments, qui resteront gravés dans mon cœur et qui me donnent encore plus de force pour continuer chaque jour mon petit chemin dans l’écriture. J’espère vous offrir encore d’autres histoires, d’autres enquêtes, d’autres voyages 🙂

Et je vous dis à mercredi prochain pour la prochaine chronique 😉

“Tout est sous contrôle” de Sophie Henrionnet, une comédie policière à dévorer !

 

Quel bonheur de découvrir la plume de Sophie Henrionnet et cette première aventure d’Olympe McQueen ! Je n’ai pas pu résister à ce petit résumé de l’histoire et cette illustration de couverture qui laisse présager d’une lecture drôle et un brin déjantée !

 

Tout est sous contrôle Sophie Henrionnet

“Tout est sous contrôle” de Sophie Henrionnet, paru aux Éditions Charleston. Photo Monia Boubaker

 

Et si je vous racontais l’histoire d’Olympe McQueen ? 🙂

Olympe Posteur (oui, déjà, là j’ai ri 🙂 ) renommée McQueen (grâce à son désormais ex-mari qu’elle a supplié de lui laisser utiliser son nom), est photographe culinaire. Enfin, plus maintenant. Car après avoir essayé d’empêcher un pauvre homme qui voulait en finir avec sa vie en se jetant dans la Seine, elle n’a donc pu arriver à temps à cette séance photo très importante, rue Montaigne… et se fait donc virer. Olympe se retrouve donc sans emploi alors qu’elle a la charge de sa fille de 12 ans, Aglaé. Ou plutôt est-ce Aglaé qui a la charge Olympe ? Car malgré ses 12 printemps, la jeune fille est bien plus responsable et mature que sa mère, gaffeuse et fantasque ! Olympe implore donc son meilleur ami Hugo et parrain d’Aglaé, qui tient l’agence P&F (Pistages et Filatures) de lui donner un travail au sein de l’agence, juste le temps qu’elle retrouve un autre contrat ou du moins quelques missions. Alors qu’elle insiste sur ses qualités de photographe professionnelle, Hugo accepte mais la prévient qu’elle héritera uniquement des affaires les plus simples. À sa grande surprise, Olympe s’en sort très bien et boucle en un temps record sa première affaire. Évidemment, Olympe ne s’en tiendra pas toujours aux consignes, jusqu’à se mettre bientôt dans des situations plutôt dangereuses…

Tout est sous contrôle” est une comédie policière qui m’a beaucoup fait rire et que j’ai pris énormément de plaisir à lire !

J’ai adoré le personnage d’Olympe, et peut-être encore plus celui d’Aglaé qui est, selon sa mère, une bénédiction ! Je confirme ! 🙂

Difficile de s’ennuyer avec toutes les maladresses d’Olympe, et cette galerie de personnages originaux et drôles, parfois à la limite du loufoque, comme Stella, sosie officiel de Gloria Gaynor, Daphné, Vincent Novak, ou encore Mamie Jeanne, la grand-mère d’Olympe, surnommée Barbara Cartland !

J’ai aussi souri en remarquant ce petit clin d’œil à la série “Friends” avec les titres de chapitres qui commencent par “Celle qui…” 🙂

 

(…) Le rendez-vous était fixé à neuf heures trente, j’étais donc tout à fait dans les temps, et c’est donc relativement de bonne humeur que je claquai la porte de notre appartement. Particulièrement fière d’étrenner cette paire de ballerines d’un magnifique rose poudré achetées la veille une petite fortune, je décidai de me rendre à pied jusqu’à la célébrissime avenue. La pensée de croiser le grand chef Jerôme Durençon, crème de la crème des pâtissiers et la quarantaine plutôt sexy, ajoutait un brin de glamour à la perspective de cette journée. De plus, l’homme était littéralement raide dingue de mes photos.

En certaines circonstances la pluie a du bon. Lorsque l’on se perd dans le désert complètement déshydraté, que l’on voue une passion pour le jardinage ou que l’on s’adonne à la chasse aux escargots, par exemple. Seulement, se retrouver subitement trempée avec des chaussures définitivement plus rose poudré du tout le long des quais de Seine relevait plus du cauchemar qu’autre chose. Mon téléphone vibra sur ces funestes constatations et je me calai entre deux immeubles pour l’extirper de mon sac tout en restant à l’abri des gouttes qui se faisaient chaque seconde plus nombreuses et froides. Le SMS acheva de réduire à néant ma bonne humeur, ainsi que le peu de foi qu’il me restait en mes qualités maternelles :

“Prends un parapluie et ne mets pas tes ballerines. Averses prévues jusqu’à 14h. Bonne journée Mamounette. Aglaé”

(…)

 

Tout est sous contrôle” est un grand coup de cœur ! Une comédie policière vitaminée qui vous donnera le sourire ! Nul doute qu’avec Olympe McQueen, vous passerez un très bon moment de lecture !

Inutile de vous préciser que j’attends avec impatience la seconde aventure de cette détective hors pair ? 🙂 Et j’ai bien envie maintenant de découvrir les autres romans de Sophie Henrionnet !

 

Bali et Olympe McQueen 😉

 

“Les réponses” d’Elizabeth Little : suspense et humour corrosif !

Si vous cherchez un polar intrigant et surprenant, Les réponses d’Elizabeth Little est peut-être celui qu’il vous faut. Pour un polar, c’est une lecture que j’ai trouvée bien différente ; de par la façon dont est traitée l’histoire, dans sa structure, mais aussi par le ton employé : un brin cinglant ! Un polar qui pour moi, se démarque des autres en de nombreux points !

 

Les réponses - Elizabeth Little

“Les réponses” d’Elizabeth Little, paru au format poche aux Éditions 10/18. Photo Monia Boubaker

 

Résumé de l’éditeur :

Après un procès qui a passionné l’Amérique, la jeune Janie Jenkins est reconnue coupable de l’assassinat de sa mère, la très fortunée et très mystérieuse Marion Elsinger. Dix ans plus tard, suite à une enquête sur la manipulation de preuves par le laboratoire de police scientifique de L.A, Janie Jenkis sort de prison. Sa libération scandalise le pays, convaincu de la culpabilité de la riche héritière.

Janie est-elle coupable ou innocente ? Elle-même n’en a pas la moindre idée. Trop ivre la nuit du meurtre, elle n’a plus aucun souvenir de ses faits et gestes. Ne lui reste en mémoire que les deux derniers mots prononcés par sa mère, deux mots mystérieux qui vont la conduire à aller chercher les réponses à toutes les questions qu’elle se pose dans une petite ville du Middle West.

 

Les réponses d’Elizabeth Little est un polar qui m’a captivée dès les premières pages.

J’ai tout de suite accroché au style de l’auteure, et à son humour plutôt brut, incisif. Très cynique, à vrai dire. Et j’ai adoré !

L’histoire est racontée à la première personne du singulier, ce qui permet au lecteur de se mettre instantanément dans la peau de Jane Jenkins.

Le récit est ponctué d’articles de journaux, de retranscriptions de textos, de témoignages enregistrés lors du procès, de brochures, de schémas… Autant d’informations qui donnent une dimension réelle, et un aspect original à l’histoire, tout en renforçant sa crédibilité.

Au cours de la lecture, les doutes quant à la culpabilité de Jane se sont insinués dans mon esprit. Je n’étais sûre de rien. Jane est par moments détestable, ce qui rend son innocence plutôt difficile à croire.

J’ai ressenti sa colère par rapport à ce qu’elle a vécu après son arrestation. Les moments difficiles qu’elle a dû traverser, comme les interrogatoires, le procès, et les longues années de prison. Colère qu’elle cache instinctivement par un humour cinglant avec lequel elle repeint chaque personne qui croise sa route.

Même si au départ, je la trouvais peu sympathique, finalement, au fur et à mesure que j’avançais dans sa quête de vérité, j’en suis venue à lui donner gain de cause, à comprendre, et même excuser son comportement, qui consiste la majeure partie du temps à repousser et dégoûter d’elle les personnes qui tentent de l’approcher.

À travers ses mots, j’ai imaginé cette relation difficile, conflictuelle, qu’elle a eu avec sa mère toutes ces années. Et je me suis attachée à elle. Jane Jenkins est un personnage qui m’a agacée, émue, et fait rire aussi. Avec un humour comme ça, vous verrez, il est difficile de résister… Ce qui est sûr, c’est qu’elle ne vous laissera pas indifférent.

 

(…)

« Qu’est-ce que vous me voulez ? demandai-je

– J’ai des affaires qui ont disparu hier soir.

– Si vous voulez parler de votre cerveau, j’ai bien peur de ne rien pouvoir faire pour vous.

Un serveur passa entre les tables pour débarrasser la salade, et la remplacer par un potage aux palourdes.

Sérieux ? Des palourdes ? Dans le Dakota du Sud ?

« Où étiez-vous ce matin ? enchaîna Léo, imperturbable. Je suis passé à l’auberge à l’heure du petit déjeuner, mais je ne vous ai pas trouvée.

– J’ai fait la grasse matinée.

– J’ai toqué à votre porte.

– Je n’ai pas dû vous entendre.

– Bien tenté. Je suis entré dans votre chambre. Elle était vide.

Je me raidis.

« Vous vous êtes introduit dans ma chambre sans mon autorisation ?

– Je m’inquiétais pour votre sécurité. Vous auriez pu glisser dans la douche, ou vous faire emporter par un courant d’air.

– Et vous avez découvert des choses intéressantes ?

– À part des vêtements qui ne peuvent être que volontairement aussi moches, non. »

Il marqua une pause avant de poursuivre.

« Ce qui veut dire que les choses intéressantes doivent se trouver dans ce sac dont vous ne vous séparez jamais. Ça vous ennuierait que j’y jette un œil ? »

Je haussai les épaules. Comme si j’étais assez conne pour laisser traîner quoi que ce soit de compromettant dans mon sac. Je ne suis pas une débutante. (…)

 

Les réponses est un polar qui fait réfléchir ; et une lecture dont on tourne les pages encore et encore… jusqu’au dénouement, aussi surprenant, inattendu et… terriblement cynique. Toujours.

À travers ce roman qui offre aux lecteurs un suspense grandissant, Elizabeth Little n’épargne personne, pas même son personnage principal.

Moi, j’ai adoré, alors je n’aurais qu’un mot à vous dire : foncez !