Un cahier de vacances pour adultes, spécial enquêtes criminelles !

En me baladant dans les rayons de la Fnac avec une amie, à proximité du secteur polars/thrillers (évidemment 😉 ), celle-ci attire soudain mon attention sur ce cahier à la couverture colorée et mentionnant Enquêtes criminelles. Vous pensez bien que je suis allée voir ça de plus près !

Des cahiers de vacances pour adultes aux thèmes différents, voilà qui est une très bonne idée ! Culture générale, énigmes & casse-tête, enquêtes criminelles, jeux de vacances, langue française, ou pour perfectionner son anglais, il y en a pour tous les goûts ! Merci les éditions Marabout !

Bon, vous le devinez, je me suis bien évidemment jetée sur le cahier de vacances Enquêtes criminelles que je me suis empressée de caler dans mes petites affaires avant de boucler ma valise 🙂 J’avais hâte de tester tout ça au bord de la piscine !

 

Cahier de vacances pour adultes Enquêtes criminelles Marabout

Cahier de vacances pour adultes “Enquêtes criminelles”, paru aux Éditions Marabout. 64 pages, 5,99 euros.

 

Ce cahier de vacances est drôlement bien fait ! J’ai vraiment adoré la mise en page qui nous plonge dans l’univers d’un enquêteur, la typo “courrier” employée pour certains textes qui rappelle la machine à écrire du détective privé, sans oublier les pages faussement tachées de café !

Chaque enquête commence avec un texte court intitulé “Les prémisses” qui comme le titre l’indique, raconte le début de l’histoire jusqu’à la disparition ou le meurtre d’un personnage, et qui vous permet de faire connaissance avec la victime et son entourage.

 

Cahier de vacances pour adultes Enquêtes criminelles Marabout

 

Sur la page suivante qui s’intitule “L’enquête“, il s’agit du développement de celle-ci. On fait connaissance avec la personne chargée de l’enquête et sont alors retranscrits les questions posées aux proches, ou aux personnes présentes lors de la découverte du corps.

 

Cahier de vacances pour adultes Enquêtes criminelles Marabout

 

Ensuite, sur la ou les pages suivantes sont présentés les indices et preuves réunis par l’équipe en charge de l’enquête, et c’est donc maintenant que vous entrez en scène ! 🙂 Vers qui les soupçons se dirigent-ils ? À qui profite le crime ? Allez-vous réussir à faire parler les indices et découvrir qui est le coupable ?

 

Cahier de vacances pour adultes Enquêtes criminelles Marabout

 

Chaque enquête a sa solution, que vous pouvez retrouver à la fin du cahier de vacances. Mais le but est de se creuser les méninges, de bien observer, et de ne pas courir trop rapidement à la page Solutions parce que vous êtes trop curieux ! 😉

Et pour m’être lancée dans cette enquête,”Maison de famille“, qui est la deuxième du cahier, je vous avoue que la solution n’est pas toujours simple à trouver ! Il faut tenir compte de tous les éléments évoqués : les témoignages de l’entourage, les dessins représentant le lieu du crime, l’extrait des analyses de certains matériaux, la liste des derniers sites internet consultés par la victime, la découverte de textos… L’enquête demande une certaine attention aux détails, de la patience, et oblige le lecteur à voir plus loin “que le bout de son nez” comme on dit 😉 en l’incitant à supposer, émettre des hypothèses et relier les éléments découverts pour enfin arriver à comprendre.

Une occupation ludique pour les amateurs de mystères et d’enquêtes en tout genre !

En alternance avec un bon polar, moi, j’ai adoré !

“Tu ne manqueras à personne” d’Alexis Aubenque : meurtre dans un lycée de Pacific View…

C’est l’été, et je vous emmène aujourd’hui en Californie,du côté de Pacific View, découvrir une enquête complexe et plutôt délicate du Lieutenant Gregory Davis !

 

Tu ne manqueras à personne Alexis Aubenque

“Tu ne manqueras à personne” d’ Alexis Aubenque, paru aux éditions J’ai Lu. Photo Monia Boubaker

 

Voilà un polar que j’ai lu avec grand plaisir et très vite, au bord de la piscine, entre deux longueurs, accompagnée du chant des cigales 🙂 (Oui, c’était chouette les vacances ! 🙂 )

Tu ne manqueras à personne” est mon premier roman d’Alexis Aubenque, et un roman policier très réussi, je dois dire !

Tout commence dans ce lycée de Pacific View où Lucy Torper, une élève adolescente mal dans sa peau et constamment malmenée par ses camarades, a été retrouvée assassinée dans les toilettes de l’établissement. Récemment arrivé à Pacific View, le Lieutenant Gregory Davis est donc chargé de l’enquête, qui se révèle pour lui délicate, d’autant plus que son fils Raphael fréquente ce lycée. Il se fait aider du sergent Veronica Bloom, amie proche de Faye Sheridan, journaliste au San Francisco Chronicle, qui, intriguée par les détails peu communs du meurtre, insiste pour couvrir l’affaire. L’esprit déjà occupé par l’étrange disparition de sa collègue deux mois plus tôt, Faye prendra tous les risques pour démasquer le meurtrier.

L’affaire n’étant pas abordée de la même façon par les deux protagonistes, Gregory Davis et faye Sheridan, j’ai vu deux facettes de l’enquête, est ai essayé tout au long de l’histoire de connecter les liens et indices. Mais pas facile avec Monsieur Alexis Aubenque qui sème les fausses pistes et les rebondissements, auxquels je me raccrochais à chaque fois ! C’est sûr, je me suis bien fait balader !

Au delà de l’intrigue bien pensée, la construction du polar est elle aussi bien étudiée et très intéressante, car le lecteur se voit offrir différents points de vue, et découvre les pensées et les émotions de plusieurs personnages clés de l’histoire.

J’ai aussi beaucoup aimé ce mystère qui entoure la mort de la femme de Davis, Charleen. Après les dernières pages, il est pour moi évident que le prochain volet nous en apprendra davantage sur le sujet. De plus, le personnage de Gregory Davis paraît complexe, les zones d’ombres sont nombreuses, ce qui m’intrigue et me donne vraiment envie d’en savoir plus.

Un point qui m’a par contre parfois un peu gênée : j’ai trouvé que les élèves du lycée n’étaient pas plus choqués que ça par la façon dont cette pauvre jeune fille a été assassinée. J’aurais voulu que l’auteur insiste plus sur l’horreur de cette situation surtout en ce qui concerne la réaction des personnages, proches ou moins proches de Lucy dans l’histoire. Alexis Aubenque, avec ce livre, pointe aussi du doigt le harcèlement scolaire et les problèmes que peuvent rencontrer les élèves qui “ne rentrent pas dans le moule”, de par leur personnalité ou pire, leur physique.

 

(…) En attendant l’arrivée des experts du CSI, il avait commencé l’audition des élèves les plus proches de Lucy Torper. Le directeur avait fourni aux inspecteurs trois salles de classe qui donnaient sur la cour intérieure. Des effectifs étaient venus en renfort. Un brouhaha funèbre parvenait jusqu’à eux, à ce troisième étage du bâtiment C. Beaver fit entrer une nouvelle lycéenne et resta à l’extérieur.

– Bonjour, comment t’appelles-tu ? demanda Bloom qui se leva pour l’accueillir.

– Megan.

– Tu peux t’asseoir ici si tu veux, dit Bloom en lui désignant un siège, face à Davis.

La jeune fille prit place et Bloom alla se rasseoir à côté du lieutenant.

– Je comprends que tu sois sous le choc, mais nous avons besoin de ton aide pour appréhender ce qui s’est passé. Tu crois que tu peux répondre à nos questions ?

La jeune fille avait les yeux rougis, comme la précédente. Bloom espérait que Megan serait plus en mesure de coopérer que Raquel qui n’avait pas été d’un grand secours. Incapable de formuler une phrase compréhensible au milieu de ses sanglots, elle avait seulement réussi à articuler que Lucy avait été la plus merveilleuse des amies.

– Oui, dit Megan qui renifla un grand coup.

Tu connaissais bien Lucy ? demanda Bloom.

– C’était ma meilleure amie.

– Excuse-moi de te poser la question, mais tu as une idée de qui aurait pu lui en vouloir ?

Le regard de Megan se durcit.

– Tout le monde. Il n’y a que des cons dans ce lycée.

– Pas forcément, dit Bloom.

Raquel avait répondu tout l’inverse.

– Ne faites pas semblant. Vous l’avez bien regardée Lucy ?

Malgré eux, l’image insoutenable de la jeune lycéenne décapitée s’imposa à leur esprit.

– Qu’est-ce que ça veut dire ? demanda Bloom.

– On est des monstres, voilà ce qu’on est ! dit Megan en se désignant à son tour.

Petite, un certain embonpoint, le visage bouffi. Comme Raquel, et Lucy.

– Des monstres ? s’étonna Bloom.

– On est moches, on est des grosses ! Tout le monde se moque de nous. (…)

 

Je n’avais pas lu la première enquête de Gregory Davis et Faye Sheridan, “Ne crains pas la faucheuse“, et “Tu ne manqueras à personne” peut tout à fait se lire indépendamment de ce premier volet. L’auteur ne nous laisse pas dans le noir lorsqu’il parle de ce qui s’est passé avant. Cela dit, pour connaître avec précision la chronologie de certains événements de la vie des personnages principaux, je pense qu’il est préférable de lire d’abord “Ne crains pas la faucheuse“. D’ailleurs, je ne tarderai pas à m’offrir cette petite séance rattrapage, car ce polar d’Alexis Aubenque m’ a vraiment convaincue, autant par la qualité de sa plume que celle de l’intrigue !

La librairie de la Comédie à Bordeaux : entre livres et gourmandises…

Aujourd’hui, je vous emmène découvrir une toute nouvelle librairie de Bordeaux qui a ouvert ses portes le 22 juin dernier : la librairie de la Comédie.

C’est en retrouvant une amie dans le centre-ville de Bordeaux le 14 juillet, que je me suis rendu-compte de la présence de cette toute nouvelle librairie, très bien placée, puisque voisine du Grand Théâtre. De l’extérieur, le lieu paraît élégant, moderne, et comme j’avais un tout petit peu d’avance à mon rendez-vous, je n’ai pas pu résister et suis vite entrée ! 🙂

 

La librairie de la Comédie bordeaux

La librairie de la Comédie – Photo France 3 Régions

 

L’intérieur est tout simplement beau. J’ai été agréablement surprise et vraiment éblouie par cette librairie spacieuse, claire. Tout simplement superbe.

À l’étage, on trouve le rayon polars, littérature, littérature étrangère, cuisine, vie pratique ; et les grandes fenêtres, qui donnent vue sur la place du Grand Théâtre offrent un petit côté intimiste, plein de charme. Les rayons sont attrayants, les livres bien mis en valeur, le lieu paisible, agréable.

 

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

 

Au rez de chaussée sont mis à l’honneur des ouvrages sur Bordeaux, le vin, le tourisme ; on y trouve aussi une sélection de coups de cœur, de la papeterie, sans oublier la partie jeunesse, que l’on découvre en s’aventurant un peu plus au fond de la librairie.

 

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

 

On y trouve également un espace restauration, où il est possible de manger salé ou sucré selon l’envie du moment 🙂 L’espace est très agréable, les pâtisseries appétissantes, et pour ne rien gâcher, à des prix très raisonnables !

 

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

 

Évidemment, avec mon amie, (que j’ai récupérée et emmenée illico visiter LE lieu d’où j’avais eu tant de mal à sortir), on n’a pas pu s’empêcher de nous installer dans cette petite partie salon de thés, après avoir fait notre petit tour entre les différents rayons de la librairie ! Elle choisit une tarte au citron et moi un smoothie à la mangue, les deux étaient excellents, et croyez-moi, question tarte au citron, elle n’est pas facile à contenter ! 😉

C’est un endroit où je reviendrai avec grand plaisir, car s’ajoute à la beauté de l’endroit, un personnel à l’écoute et très accueillant.

Une librairie où il fait bon flâner, et s’arrêter pour une pause douce et tranquille entre livres et gourmandises… Que demander de plus ? 🙂

 

librairie de la comédie bordeaux

La librairie de la Comédie, 48-50 Cours du Chapeau Rouge, 33000 Bordeaux

“Un merci de trop”, une lecture légère et drôle, idéale pour les vacances !

 

"Un merci de trop" de Carène Ponte, paru en format ebook, et format papier chez Michel Lafon.

“Un merci de trop” de Carène Ponte, paru en format ebook, et format papier chez Michel Lafon.

 

Voilà un livre que j’ai eu envie de découvrir, car j’ai suivi très attentivement le parcours de son auteure, Carène Ponte !

D’abord auto-éditée avec Librinova, son livre “Un merci de trop” a remporté un tel succès qu’il s’est vu très rapidement intégrer le programme “En route pour le papier” (programme Librinova que l’on rêve tous d’intégrer, oui, oui !) qui consiste à être représentée par un agent littéraire de chez Librinova, le but étant de décrocher un contrat d’édition.

Carène a réussi, et “Un Merci de trop” est donc disponible depuis le 9 juin dernier chez Michel Lafon ! Un merveilleux parcours, et je pense que pour Carène, l’aventure ne fait que commencer !

Jusque là, je n’ai jamais été très attirée par les romans dits Chick-lit, mais comme dit Maxime Chattam  “Se promener dans une librairie, c’est un peu comme contempler un gros paquet d’émotions et choisir celles que l’on désire ressentir“. Voilà, c’est exactement ça ; et moi, ces derniers jours, j’avais très envie de simplicité, de légèreté et d’humour. Je me suis alors tout naturellement tournée vers les livres d’auteurs que je croise souvent au détours de publications sur les réseaux sociaux, et le livre de Carène m’est apparu comme évidence ; j’allais découvrir “Un merci de trop” et sa fameuse Juliette ! 🙂

 

Carène Ponte - Un merci de trop

“Un merci de trop” de Carène Ponte. Photo Monia Boubaker

 

Un livre que je n’ai pas du tout regretté d’avoir acheté ! J’ai passé un excellent moment, et “Un merci de trop” m’a apporté tout ce que je recherchais ! Un roman rafraîchissant, léger (sans jamais être mièvre), relevé de quelques réflexions humoristiques qui m’ont fait sourire à de nombreuses reprises !

Un merci de trop“, c’est l’histoire de Juliette, qui a toujours rêvé de publier un roman, mais qui pourtant, travaille depuis plusieurs années dans une entreprise en tant qu’assistante de gestion, poste qui ne l’a jamais interessé. Juliette, qui a fait des études de gestion pour faire plaisir à ses parents parce que c’était « pour son bien », Juliette qui ne contrarie jamais personne, qui acquiesce, et qui surtout, fait ce qu’on lui demande, jusqu’à suivre à la lettre le plan de vie que les autres font pour elle. Jusqu’au jour où la coupe est pleine ! Et à partir de ce jour-là, les décisions que la jeune femme va prendre vont entraîner une succession d’événements qui changeront sa vie…

Je me suis très vite attachée au personnage de Juliette, trop gentille, et qui m’a attendrie… mais que j’avais très souvent envie de secouer en lui criant de ne plus se laisser faire !

Les autres personnages du roman, même ceux qui ne font qu’une rapide apparition, sont intéressants, bien travaillés et bien décrits ; j’ai pu de cette manière me les représenter, et les visualiser facilement. Une qualité de plus pour ce roman, qui m’a permis de me glisser dans l’histoire avec encore plus de facilité.

La plume de Carène Ponte est vraiment très agréable à lire, le texte est fluide, et les pages se sont tournent toutes seules ! Je l’ai lu très rapidement !

Ce qui est agréable aussi, c’est que je ne savais pas trop où l’auteure voulait m’emmener avec ce début d’histoire ! Et elle a vraiment réussi à me surprendre, à me faire sourire et à m’emmener jusqu’au point final sans jamais m’ennuyer. Je l’ai suivie sans me poser de questions et je crois bien que maintenant, je serai prête à la suivre n’importe où !

 

Voilà un passage du prologue que j’ai particulièrement aimée :

(…) On dit qu’il n’est jamais trop tard. Que l’on peut toujours devenir celle que l’on est réellement. Que l’on peut croire de nouveau en ses rêves. Et si c’était vrai ? Hein Marc Levy ?

Et si un jour, moi aussi, je cessais de dire « merci » ? (…)

 

En bref, voilà un livre parfait pour les vacances ! Un roman rafraîchissant, dynamique, et où le côté positif ressort beaucoup.

Merci Carène, pour ce très bon moment passé en compagnie de Juliette, Nina, Luc et les autres ! 🙂

 

“Le baiser du mammouth” d’Antoine Dole, mon coup de cœur jeunesse !

Ecrire un roman Monia Boubaker

 

Et voilà un bien joli trésor de la littérature jeunesse que j’ai découvert tout récemment, et que je m’empresse de vous faire découvrir à mon tour !

En premier lieu, je n’ai pu résister à une aussi jolie couverture, réalisée par Jess Pauwels, une illustratrice dont j’apprécie de plus en plus le travail et que j’admire pour ses dessins au trait précis, délicat, et aux couleurs toujours lumineuses. (Rappelez-vous, c’est elle qui a illustré la série de livres jeunesse H.E.N.R.I que j’avais adorée !)

 

Le baiser du mammouth Antoine Dole

“Le baiser du mammouth” d’Antoine Dole, paru chez Actes Sud Junior. Photo Monia Boubaker

 

« Le baiser du mammouth » est un petit livre fin d’à peine 80 pages, sans illustrations à l’intérieur, édité par Actes Sud Junior dans la collection Premier Roman. J’ai découvert pour la première fois la plume d’Antoine Dole et j’ai véritablement été séduite. Ce texte est un petit bijou de la littérature jeunesse empli de sensibilité, d’innocence, de positivité ; j’en ai savouré chaque mot.

 

Le baiser du mammouth Antoine Dole

 

Dans « Le baiser du mammouth », on fait la connaissance d’Arthur, un petit garçon de 9 ans, qui a une amoureuse. Cette amoureuse, c’est Fiona (même si elle ne le sait pas !), et c’est la meilleure amie de sa grande sœur Louise. Un seul petit problème : Fiona a 15 ans. Alors comment pourrait-elle s’intéresser à un petit de 9 ans ? À moins qu’Arthur trouve un plan pour réduire cette fameuse différence d’âge qui l’empêche de vivre sa première et belle histoire d’amour…

 

(…) Ça fait partie de ces détails qui prouvent qu’on est faits l’un pour l’autre. Ainsi que, en vrac et dans le désordre : elle aime les jeux vidéo, comme moi. Elle aime regarder Fort Boyard, comme moi. Elle retire les cornichons de ses hamburgers, comme moi. Bon, elle aime les crêpes au sucre et moi je les préfère au Nutella, mais je veux bien faire un effort pour elle.

Quand je l’écoute parler, mon oreille collée contre la porte de la chambre de Louise, je suis d’accord avec tout ce qu’elle dit, même si je ne suis pas bien sûr de comprendre ; ces choses qu’elle trouve « stylées » et ces trucs qui lui mettent le « seum ». Comme j’ai lu que « Qui se ressemble s’assemble », tout ça m’arrange bien. Mais comme j’ai aussi lu que les opposés s’attirent, j’ai mis d’autres informations de côté : les parents de Fiona ont glissé des éclats de soleil dans ses cheveux alors que les miens sont pleins de restes de nuit. (…)

 

(…) Y a juste un truc.

Un seul problème.

Un détail peut-être, mais ça bloque, ça coince.

Quand je déclare à Fiona que je la trouve trop chouette, elle me pince la joue et me répond que je suis trop mignon avant de se remettre à parler avec Louise.

Quand je lui dis qu’elle est super belle, elle me fait un bisou sur le front et secoue mes cheveux d’une main avant de tourner la tête ailleurs.

Et quand je lui dis que j’aime bien être avec elle, elle pose une main sur mon épaule et me répète que je suis très gentil, c’est tout.

Mais je veux ni être mignon ni être gentil. Ni qu’elle me pince la joue. Ni qu’elle ébouriffe mes cheveux. Je veux être son amoureux.

Chaque fois, je me sens comme un petit machin qui sert à rien, un bidule de pas d’importance.

Parce que Fiona a quinze ans.

Et moi seulement neuf. (…)

 

Je voulais vous mettre un seul extrait mais je n’ai pas pu choisir entre ces deux-là, c’était trop difficile !

Alors voilà, « Le baiser du mammouth », c’est un grand coup de cœur. Un livre jeunesse que je conseillerais aux petits lecteurs à partir de 8 ans, dont l’histoire est racontée avec finesse, délicatesse et humour, par une plume douce et sensible.

Qui nous raconte comment un petit garçon de 9 ans sent son petit cœur battre la chamade pour la première fois. Qui nous prouve aussi, encore une fois, que l’amour peut nous faire faire des choses folles et nous faire déployer des trésors d’imagination !

Une histoire un brin poétique qui nous rappelle aussi une chose : que c’est vraiment beau d’être amoureux !