“Tu ne manqueras à personne” d’Alexis Aubenque : meurtre dans un lycée de Pacific View…

C’est l’été, et je vous emmène aujourd’hui en Californie,du côté de Pacific View, découvrir une enquête complexe et plutôt délicate du Lieutenant Gregory Davis !

 

Tu ne manqueras à personne Alexis Aubenque

“Tu ne manqueras à personne” d’ Alexis Aubenque, paru aux éditions J’ai Lu. Photo Monia Boubaker

 

Voilà un polar que j’ai lu avec grand plaisir et très vite, au bord de la piscine, entre deux longueurs, accompagnée du chant des cigales 🙂 (Oui, c’était chouette les vacances ! 🙂 )

Tu ne manqueras à personne” est mon premier roman d’Alexis Aubenque, et un roman policier très réussi, je dois dire !

Tout commence dans ce lycée de Pacific View où Lucy Torper, une élève adolescente mal dans sa peau et constamment malmenée par ses camarades, a été retrouvée assassinée dans les toilettes de l’établissement. Récemment arrivé à Pacific View, le Lieutenant Gregory Davis est donc chargé de l’enquête, qui se révèle pour lui délicate, d’autant plus que son fils Raphael fréquente ce lycée. Il se fait aider du sergent Veronica Bloom, amie proche de Faye Sheridan, journaliste au San Francisco Chronicle, qui, intriguée par les détails peu communs du meurtre, insiste pour couvrir l’affaire. L’esprit déjà occupé par l’étrange disparition de sa collègue deux mois plus tôt, Faye prendra tous les risques pour démasquer le meurtrier.

L’affaire n’étant pas abordée de la même façon par les deux protagonistes, Gregory Davis et faye Sheridan, j’ai vu deux facettes de l’enquête, est ai essayé tout au long de l’histoire de connecter les liens et indices. Mais pas facile avec Monsieur Alexis Aubenque qui sème les fausses pistes et les rebondissements, auxquels je me raccrochais à chaque fois ! C’est sûr, je me suis bien fait balader !

Au delà de l’intrigue bien pensée, la construction du polar est elle aussi bien étudiée et très intéressante, car le lecteur se voit offrir différents points de vue, et découvre les pensées et les émotions de plusieurs personnages clés de l’histoire.

J’ai aussi beaucoup aimé ce mystère qui entoure la mort de la femme de Davis, Charleen. Après les dernières pages, il est pour moi évident que le prochain volet nous en apprendra davantage sur le sujet. De plus, le personnage de Gregory Davis paraît complexe, les zones d’ombres sont nombreuses, ce qui m’intrigue et me donne vraiment envie d’en savoir plus.

Un point qui m’a par contre parfois un peu gênée : j’ai trouvé que les élèves du lycée n’étaient pas plus choqués que ça par la façon dont cette pauvre jeune fille a été assassinée. J’aurais voulu que l’auteur insiste plus sur l’horreur de cette situation surtout en ce qui concerne la réaction des personnages, proches ou moins proches de Lucy dans l’histoire. Alexis Aubenque, avec ce livre, pointe aussi du doigt le harcèlement scolaire et les problèmes que peuvent rencontrer les élèves qui “ne rentrent pas dans le moule”, de par leur personnalité ou pire, leur physique.

 

(…) En attendant l’arrivée des experts du CSI, il avait commencé l’audition des élèves les plus proches de Lucy Torper. Le directeur avait fourni aux inspecteurs trois salles de classe qui donnaient sur la cour intérieure. Des effectifs étaient venus en renfort. Un brouhaha funèbre parvenait jusqu’à eux, à ce troisième étage du bâtiment C. Beaver fit entrer une nouvelle lycéenne et resta à l’extérieur.

– Bonjour, comment t’appelles-tu ? demanda Bloom qui se leva pour l’accueillir.

– Megan.

– Tu peux t’asseoir ici si tu veux, dit Bloom en lui désignant un siège, face à Davis.

La jeune fille prit place et Bloom alla se rasseoir à côté du lieutenant.

– Je comprends que tu sois sous le choc, mais nous avons besoin de ton aide pour appréhender ce qui s’est passé. Tu crois que tu peux répondre à nos questions ?

La jeune fille avait les yeux rougis, comme la précédente. Bloom espérait que Megan serait plus en mesure de coopérer que Raquel qui n’avait pas été d’un grand secours. Incapable de formuler une phrase compréhensible au milieu de ses sanglots, elle avait seulement réussi à articuler que Lucy avait été la plus merveilleuse des amies.

– Oui, dit Megan qui renifla un grand coup.

Tu connaissais bien Lucy ? demanda Bloom.

– C’était ma meilleure amie.

– Excuse-moi de te poser la question, mais tu as une idée de qui aurait pu lui en vouloir ?

Le regard de Megan se durcit.

– Tout le monde. Il n’y a que des cons dans ce lycée.

– Pas forcément, dit Bloom.

Raquel avait répondu tout l’inverse.

– Ne faites pas semblant. Vous l’avez bien regardée Lucy ?

Malgré eux, l’image insoutenable de la jeune lycéenne décapitée s’imposa à leur esprit.

– Qu’est-ce que ça veut dire ? demanda Bloom.

– On est des monstres, voilà ce qu’on est ! dit Megan en se désignant à son tour.

Petite, un certain embonpoint, le visage bouffi. Comme Raquel, et Lucy.

– Des monstres ? s’étonna Bloom.

– On est moches, on est des grosses ! Tout le monde se moque de nous. (…)

 

Je n’avais pas lu la première enquête de Gregory Davis et Faye Sheridan, “Ne crains pas la faucheuse“, et “Tu ne manqueras à personne” peut tout à fait se lire indépendamment de ce premier volet. L’auteur ne nous laisse pas dans le noir lorsqu’il parle de ce qui s’est passé avant. Cela dit, pour connaître avec précision la chronologie de certains événements de la vie des personnages principaux, je pense qu’il est préférable de lire d’abord “Ne crains pas la faucheuse“. D’ailleurs, je ne tarderai pas à m’offrir cette petite séance rattrapage, car ce polar d’Alexis Aubenque m’ a vraiment convaincue, autant par la qualité de sa plume que celle de l’intrigue !

La librairie de la Comédie à Bordeaux : entre livres et gourmandises…

Aujourd’hui, je vous emmène découvrir une toute nouvelle librairie de Bordeaux qui a ouvert ses portes le 22 juin dernier : la librairie de la Comédie.

C’est en retrouvant une amie dans le centre-ville de Bordeaux le 14 juillet, que je me suis rendu-compte de la présence de cette toute nouvelle librairie, très bien placée, puisque voisine du Grand Théâtre. De l’extérieur, le lieu paraît élégant, moderne, et comme j’avais un tout petit peu d’avance à mon rendez-vous, je n’ai pas pu résister et suis vite entrée ! 🙂

 

La librairie de la Comédie bordeaux

La librairie de la Comédie – Photo France 3 Régions

 

L’intérieur est tout simplement beau. J’ai été agréablement surprise et vraiment éblouie par cette librairie spacieuse, claire. Tout simplement superbe.

À l’étage, on trouve le rayon polars, littérature, littérature étrangère, cuisine, vie pratique ; et les grandes fenêtres, qui donnent vue sur la place du Grand Théâtre offrent un petit côté intimiste, plein de charme. Les rayons sont attrayants, les livres bien mis en valeur, le lieu paisible, agréable.

 

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

 

Au rez de chaussée sont mis à l’honneur des ouvrages sur Bordeaux, le vin, le tourisme ; on y trouve aussi une sélection de coups de cœur, de la papeterie, sans oublier la partie jeunesse, que l’on découvre en s’aventurant un peu plus au fond de la librairie.

 

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

 

On y trouve également un espace restauration, où il est possible de manger salé ou sucré selon l’envie du moment 🙂 L’espace est très agréable, les pâtisseries appétissantes, et pour ne rien gâcher, à des prix très raisonnables !

 

la librairie de la comédie Bordeaux

La librairie de la Comédie à Bordeaux. Photo Monia Boubaker

 

Évidemment, avec mon amie, (que j’ai récupérée et emmenée illico visiter LE lieu d’où j’avais eu tant de mal à sortir), on n’a pas pu s’empêcher de nous installer dans cette petite partie salon de thés, après avoir fait notre petit tour entre les différents rayons de la librairie ! Elle choisit une tarte au citron et moi un smoothie à la mangue, les deux étaient excellents, et croyez-moi, question tarte au citron, elle n’est pas facile à contenter ! 😉

C’est un endroit où je reviendrai avec grand plaisir, car s’ajoute à la beauté de l’endroit, un personnel à l’écoute et très accueillant.

Une librairie où il fait bon flâner, et s’arrêter pour une pause douce et tranquille entre livres et gourmandises… Que demander de plus ? 🙂

 

librairie de la comédie bordeaux

La librairie de la Comédie, 48-50 Cours du Chapeau Rouge, 33000 Bordeaux

“Un merci de trop”, une lecture légère et drôle, idéale pour les vacances !

 

"Un merci de trop" de Carène Ponte, paru en format ebook, et format papier chez Michel Lafon.

“Un merci de trop” de Carène Ponte, paru en format ebook, et format papier chez Michel Lafon.

 

Voilà un livre que j’ai eu envie de découvrir, car j’ai suivi très attentivement le parcours de son auteure, Carène Ponte !

D’abord auto-éditée avec Librinova, son livre “Un merci de trop” a remporté un tel succès qu’il s’est vu très rapidement intégrer le programme “En route pour le papier” (programme Librinova que l’on rêve tous d’intégrer, oui, oui !) qui consiste à être représentée par un agent littéraire de chez Librinova, le but étant de décrocher un contrat d’édition.

Carène a réussi, et “Un Merci de trop” est donc disponible depuis le 9 juin dernier chez Michel Lafon ! Un merveilleux parcours, et je pense que pour Carène, l’aventure ne fait que commencer !

Jusque là, je n’ai jamais été très attirée par les romans dits Chick-lit, mais comme dit Maxime Chattam  “Se promener dans une librairie, c’est un peu comme contempler un gros paquet d’émotions et choisir celles que l’on désire ressentir“. Voilà, c’est exactement ça ; et moi, ces derniers jours, j’avais très envie de simplicité, de légèreté et d’humour. Je me suis alors tout naturellement tournée vers les livres d’auteurs que je croise souvent au détours de publications sur les réseaux sociaux, et le livre de Carène m’est apparu comme évidence ; j’allais découvrir “Un merci de trop” et sa fameuse Juliette ! 🙂

 

Carène Ponte - Un merci de trop

“Un merci de trop” de Carène Ponte. Photo Monia Boubaker

 

Un livre que je n’ai pas du tout regretté d’avoir acheté ! J’ai passé un excellent moment, et “Un merci de trop” m’a apporté tout ce que je recherchais ! Un roman rafraîchissant, léger (sans jamais être mièvre), relevé de quelques réflexions humoristiques qui m’ont fait sourire à de nombreuses reprises !

Un merci de trop“, c’est l’histoire de Juliette, qui a toujours rêvé de publier un roman, mais qui pourtant, travaille depuis plusieurs années dans une entreprise en tant qu’assistante de gestion, poste qui ne l’a jamais interessé. Juliette, qui a fait des études de gestion pour faire plaisir à ses parents parce que c’était « pour son bien », Juliette qui ne contrarie jamais personne, qui acquiesce, et qui surtout, fait ce qu’on lui demande, jusqu’à suivre à la lettre le plan de vie que les autres font pour elle. Jusqu’au jour où la coupe est pleine ! Et à partir de ce jour-là, les décisions que la jeune femme va prendre vont entraîner une succession d’événements qui changeront sa vie…

Je me suis très vite attachée au personnage de Juliette, trop gentille, et qui m’a attendrie… mais que j’avais très souvent envie de secouer en lui criant de ne plus se laisser faire !

Les autres personnages du roman, même ceux qui ne font qu’une rapide apparition, sont intéressants, bien travaillés et bien décrits ; j’ai pu de cette manière me les représenter, et les visualiser facilement. Une qualité de plus pour ce roman, qui m’a permis de me glisser dans l’histoire avec encore plus de facilité.

La plume de Carène Ponte est vraiment très agréable à lire, le texte est fluide, et les pages se sont tournent toutes seules ! Je l’ai lu très rapidement !

Ce qui est agréable aussi, c’est que je ne savais pas trop où l’auteure voulait m’emmener avec ce début d’histoire ! Et elle a vraiment réussi à me surprendre, à me faire sourire et à m’emmener jusqu’au point final sans jamais m’ennuyer. Je l’ai suivie sans me poser de questions et je crois bien que maintenant, je serai prête à la suivre n’importe où !

 

Voilà un passage du prologue que j’ai particulièrement aimée :

(…) On dit qu’il n’est jamais trop tard. Que l’on peut toujours devenir celle que l’on est réellement. Que l’on peut croire de nouveau en ses rêves. Et si c’était vrai ? Hein Marc Levy ?

Et si un jour, moi aussi, je cessais de dire « merci » ? (…)

 

En bref, voilà un livre parfait pour les vacances ! Un roman rafraîchissant, dynamique, et où le côté positif ressort beaucoup.

Merci Carène, pour ce très bon moment passé en compagnie de Juliette, Nina, Luc et les autres ! 🙂

 

“Le baiser du mammouth” d’Antoine Dole, mon coup de cœur jeunesse !

Ecrire un roman Monia Boubaker

 

Et voilà un bien joli trésor de la littérature jeunesse que j’ai découvert tout récemment, et que je m’empresse de vous faire découvrir à mon tour !

En premier lieu, je n’ai pu résister à une aussi jolie couverture, réalisée par Jess Pauwels, une illustratrice dont j’apprécie de plus en plus le travail et que j’admire pour ses dessins au trait précis, délicat, et aux couleurs toujours lumineuses. (Rappelez-vous, c’est elle qui a illustré la série de livres jeunesse H.E.N.R.I que j’avais adorée !)

 

Le baiser du mammouth Antoine Dole

“Le baiser du mammouth” d’Antoine Dole, paru chez Actes Sud Junior. Photo Monia Boubaker

 

« Le baiser du mammouth » est un petit livre fin d’à peine 80 pages, sans illustrations à l’intérieur, édité par Actes Sud Junior dans la collection Premier Roman. J’ai découvert pour la première fois la plume d’Antoine Dole et j’ai véritablement été séduite. Ce texte est un petit bijou de la littérature jeunesse empli de sensibilité, d’innocence, de positivité ; j’en ai savouré chaque mot.

 

Le baiser du mammouth Antoine Dole

 

Dans « Le baiser du mammouth », on fait la connaissance d’Arthur, un petit garçon de 9 ans, qui a une amoureuse. Cette amoureuse, c’est Fiona (même si elle ne le sait pas !), et c’est la meilleure amie de sa grande sœur Louise. Un seul petit problème : Fiona a 15 ans. Alors comment pourrait-elle s’intéresser à un petit de 9 ans ? À moins qu’Arthur trouve un plan pour réduire cette fameuse différence d’âge qui l’empêche de vivre sa première et belle histoire d’amour…

 

(…) Ça fait partie de ces détails qui prouvent qu’on est faits l’un pour l’autre. Ainsi que, en vrac et dans le désordre : elle aime les jeux vidéo, comme moi. Elle aime regarder Fort Boyard, comme moi. Elle retire les cornichons de ses hamburgers, comme moi. Bon, elle aime les crêpes au sucre et moi je les préfère au Nutella, mais je veux bien faire un effort pour elle.

Quand je l’écoute parler, mon oreille collée contre la porte de la chambre de Louise, je suis d’accord avec tout ce qu’elle dit, même si je ne suis pas bien sûr de comprendre ; ces choses qu’elle trouve « stylées » et ces trucs qui lui mettent le « seum ». Comme j’ai lu que « Qui se ressemble s’assemble », tout ça m’arrange bien. Mais comme j’ai aussi lu que les opposés s’attirent, j’ai mis d’autres informations de côté : les parents de Fiona ont glissé des éclats de soleil dans ses cheveux alors que les miens sont pleins de restes de nuit. (…)

 

(…) Y a juste un truc.

Un seul problème.

Un détail peut-être, mais ça bloque, ça coince.

Quand je déclare à Fiona que je la trouve trop chouette, elle me pince la joue et me répond que je suis trop mignon avant de se remettre à parler avec Louise.

Quand je lui dis qu’elle est super belle, elle me fait un bisou sur le front et secoue mes cheveux d’une main avant de tourner la tête ailleurs.

Et quand je lui dis que j’aime bien être avec elle, elle pose une main sur mon épaule et me répète que je suis très gentil, c’est tout.

Mais je veux ni être mignon ni être gentil. Ni qu’elle me pince la joue. Ni qu’elle ébouriffe mes cheveux. Je veux être son amoureux.

Chaque fois, je me sens comme un petit machin qui sert à rien, un bidule de pas d’importance.

Parce que Fiona a quinze ans.

Et moi seulement neuf. (…)

 

Je voulais vous mettre un seul extrait mais je n’ai pas pu choisir entre ces deux-là, c’était trop difficile !

Alors voilà, « Le baiser du mammouth », c’est un grand coup de cœur. Un livre jeunesse que je conseillerais aux petits lecteurs à partir de 8 ans, dont l’histoire est racontée avec finesse, délicatesse et humour, par une plume douce et sensible.

Qui nous raconte comment un petit garçon de 9 ans sent son petit cœur battre la chamade pour la première fois. Qui nous prouve aussi, encore une fois, que l’amour peut nous faire faire des choses folles et nous faire déployer des trésors d’imagination !

Une histoire un brin poétique qui nous rappelle aussi une chose : que c’est vraiment beau d’être amoureux !

 

“La Marque” d’Anne Bardelli, une enquête sans temps morts parmi les vampires !

Non, non, vous ne rêvez pas, c’est bien moi qui vais vous parler de vampires dans cette chronique !

Aujourd’hui, je vous présente un livre qui a été une très bonne surprise ! Tout de suite, je vous en dis un peu plus sur « La Marque », écrit par Anne Bardelli.

 

La Marque - Anne Bardelli

“La Marque”, roman d’Anne Bardelli, paru aux Éditions du petit caveau et disponible également en format numérique.

 

Il y avait un petit moment que j’avais repéré ce livre, et l’enquête policière évoquée dans le résumé m’attirait beaucoup… sauf que j’ai aussi pensé : « Mince… il y a des vampires… » ! Et ceux qui me connaissent bien et me lisent régulièrement ici, savent que les univers science fiction, fantasy, où s’y baladent des créatures telles que vampires, loups garous, elfes ou autres du genre, ne m’attirent pas vraiment, et les livres auxquels j’accroche se font finalement assez rares.

Malgré tout, je suis restée avec cette envie de lire “La Marque“, mais sans trop oser sauter le pas !

Et puis Anne m’a proposé de m’envoyer son livre, et j’ai alors tout de suite accepté ! (Merci beaucoup Anne !!) Et il faut dire que j’ai bien fait, car j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture ; à tel point que je lirai avec grand plaisir une seconde enquête de l’agent spécial Léa Bacal !

 

Un petit aperçu de l’histoire :

Alors qu’elle rentre pour les vacances de Noël, Léa Bacal, une jeune étudiante, découvre sa famille massacrée.
Des années plus tard, afin d’exorciser sa douleur, elle est devenue membre du GIAR, le Groupe d’Intervention Anti-Renégat, un organisme qui se charge d’éliminer les vampires et autres créatures qui ne rentrent pas dans le rang.
Qui est ce type étrange qu’elle croise lors de ses enquêtes ? Aurait-il une relation avec celui qui a causé la mort des siens six ans plus tôt ?

 

(…)

Je regardais tout cela sans vraiment le voir et grelottais, assise sur une chaise en formica, enveloppée dans une couverture de survie. Pas à cause du froid. Ce tremblement incoercible me secouait depuis le moment où j’avais mis les pieds dans le salon quelques heures plus tôt. Dans cette cuisine où plus aucun petit plat ne mijoterait, je me tenais voûtée, amorphe, apathique. Morte. Toute cette agitation ambiante me paraissait tellement lointaine, comme si elle appartenait à une dimension parallèle qui ne me concernait pas. Les personnes autour de moi bougeaient au ralenti, les sons me parvenaient étouffés, assourdis. J’étais loin. Ailleurs. Dans une bulle protectrice. Mon cerveau s’était déconnecté. Le corps humain est bien fait, il sait s’auto-protéger.

Un flic s’approcha et me tendit une tasse de café .

– Tenez, Mademoiselle Bacal, ça vous fera du bien.

Sa voix m’extrayait aux forceps de mon cocon protecteur. Du bien, il en avait de bonnes…

Dès que j’avais allumé le lustre du salon, j’étais tombée sur mon frère. Allongé sur le tapis imbibé de sang, les yeux grands ouverts, il fixait le plafond, la gorge béante. Plus loin, près de la cheminée, la position de mon père n’était pas naturelle : à genoux près de l’âtre, la main tendue vers le tisonnier, on aurait dit qu’il cherchait à raviver le feu. Pour l’éternité. Avait-il tenté de se défendre ? Ils avaient tous deux une trace bizarre sur le front.(…)

 

La plume d’Anne Bardelli est vraiment très agréable à lire ; un style franc, direct, fluide. Le tout est extrêmement bien écrit. Je me suis plongée dans cette lecture dans laquelle j’ai été captivée depuis le premier chapitre.

Je me suis familiarisée avec ces créatures évoquées lors de l’histoire, telles les vampires, goules et lycans ; et me suis rapidement attachée au personnage de Léa Bacal, dont j’ai aimé le fort caractère. Têtue et fière, j’ai aussi été attendrie par sa sensibilité et ses blessures passées qu’elle cherche à cacher.

« La Marque » d’Anne Bardelli est un roman vraiment bien rythmé, où il y a beaucoup d’action. Je ne suis pas ennuyée un seul instant et les pages se tournent toutes seules ! J’ai particulièrement apprécié ces notes d’humour bien placées qui m’ont fait sourire plus d’une fois !

Vous l’avez deviné, voici un livre que je vous recommande, car j’ai vraiment passé un très bon moment !

« La Marque » d’Anne Bardelli est disponible au format papier aux Éditions du petit caveau, mais également au format numérique.