“Esprit, es-tu là ?” Découvrez “Chambres noires” d’Olivier Bleys et Yomgui Dumont !

Voilà un bon moment que je me languissais de découvrir cet album, et finalement, ce mois d’octobre, avec Halloween qui arrive, m’a semblé idéal pour me plonger dans l’histoire de la famille Pénouquet, qui tient ce mystérieux atelier de photographie, au 18 rue des Chauffourniers !

 

Chambres noires Olivier Bleys Yomgui Dumont

“Chambres noires, tome 1 : esprit, es-tu là ?” d’Olivier Bleys et Yomgui Dumont, paru aux Éditions Vents d’Ouest. Photo Monia Boubaker

 

Un atelier peu ordinaire, car d’après la famille Pénouquet, ici, vous pouvez être pris en photo avec le fantôme de votre choix ! Un être cher, un être aimé que vous avez perdu et aimeriez retrouver au cours d’une séance de spiritisme ; la fameuse visite s’achevant par un cliché où vous posez en sa compagnie ! Toute cette mise en scène n’est évidemment qu’un trucage que la famille Pénouquet a mis en place pour tromper les clients ! Mais un jour, le visage d’un vrai fantôme apparaît sur plusieurs clichés…

Cet album est de toute beauté ! Il réunit tout ce que j’aime : l’époque des années 1800, une histoire de fantôme, des personnages singuliers et plutôt hauts en couleurs… Un régal !

Le scénario d’Olivier Bleys est excellent, et les illustrations de Yomgui Dumont, superbes et absolument parfaites pour représenter cette histoire ! Souvenez-vous, je vous avais déjà parlé de cet illustrateur lorsque je vous ai présenté ce roman jeunesse qui fût un gros coup de cœur pour moi : Lucile Finemouche & le balafré.

L’album débute avec cette magnifique introduction de Louis-Théodore Mortier, chroniqueur à La science illustrée, qui, intrigué par cet atelier de photographie, a eu envie d’y jeter un œil !

La réplique des pages jaunies et des photographies couleur sépia est sublime, et les mots d’Olivier Bleys nous permettent de faire connaissance avec les nombreux membres de la famille Pénouquet et de nous représenter leur étrange univers, avant de nous glisser dans l’histoire.

 

Chambres noires Olivier Bleys Yomgui Dumont

 

 (…) Du dehors, le studio Pénouquet à l’aspect vétuste d’une boutique d’apothicaire, avec sa devanture dont la peinture lentement s’écaille, son porche de guinguois et les lettres dédorées de l’enseigne. À l’intérieur, un large comptoir en bois vous accueille, sur lequel des images sont jetées pêle-mêle parmi des coffrets vides et des chutes de papier. La maison se sépare de quelques vieux appareils, une aubaine pour les photographes débutants. (…)

 

Chambres noires Olivier Bleys Yomgui Dumont

 

illust page 2Chambres noires Olivier Bleys Yomgui Dumont

 

Qui est cette mystérieuse jeune femme qui apparait soudain sur les clichés réalisés par la famille Pénouquet ? E où sont les jumeaux, Tristan et Louise, qui ont subitement disparu ?

J’ai vraiment savouré cet album à l’atmosphère particulière ! J’ai beaucoup aimé l’histoire, et évidemment, j’ai hâte de démarrer le tome 2 “Chasse à l’âme“, pour connaître la suite !

Vous l’aurez compris, le premier volet de “Chambres noires” est un magnifique album que je vous encourage à découvrir !

Bonne lecture, et Happy Halloween ! 🙂

 

Chambres noires Olivier Bleys Yomgui Dumont

 

Découvrez le site de Yomgui Dumont et le blog d’Olivier Bleys.

“Arnaque à Hollywood” de Carol Higgins Clark, une enquête divertissante !

 

Arnaque à Hollywood Carol Higgins Clark

“Arnaque à Hollywood” de Carol Higgins Clark, paru aux Éditions Le Livre de Poche. Photo Monia Boubaker.

 

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir la plume de Carol Higgins Clark, alors quand j’ai vu ce titre disposé sur un étal à la librairie, j’ai été très attirée par cette couverture à la photo plutôt estivale, et je me suis laissée tenter.

Je lis un grand nombre de polars, de thrillers ; et de genres assez différents. Et il y a des fois où je troque volontiers une ambiance sombre contre un peu de légèreté et de simplicité. Alors du coup, « Arnaque à Hollywood » a complètement répondu à ma demande du moment ! Cette une lecture très agréable et divertissante !

Avec « Arnaque à Hollywood », on retrouve un personnage récurrent dans les histoires de Carol Higgins Clark : la détective privé Regan Reilly.

De passage à Los Angeles pour le travail de son mari, Regan tombe tout à fait par hasard sur Zelda, qu’elle avait rencontrée en participant à un jeu télévisé sept ans plus tôt. Pour fêter ces retrouvailles complètement fortuites, Zelda invite Regan à la rejoindre dans un manoir situé sur les collines d’Hollywood où elle organise un dîner entre amis. Elle lui explique alors qu’elle a gagné un séjour d’une semaine dans ce fameux manoir lors d’une vente aux enchères, au profit d’une association caritative. Zelda s’empresse d’ajouter qu’elle a aussi hérité de 8 millions de dollars d’une vieille voisine qu’elle connaissait à peine et qu’elle mène une vie très différente depuis ! Alors qu’à la fin de la soirée, Zelda tombe étrangement malade, Regan se rend compte que la jeune femme n’est peut-être pas si bien entourée qu’elle le pense… Faux amis, escroquerie… Regan Reilly décide de mener l’enquête…

J’ai beaucoup aimé le personnage de Regan Reilly, vive et enjouée, toujours prête à se lancer dans une enquête imprévue. Ici, pas de personnage principal sombre ou torturé, et parfois, ça fait du bien !

 

(…) Dans le manoir, tout était paisible. Je serais curieuse de connaître l’histoire de ce lieu, songea-t-elle. Être ici, c’est comme replonger dans le passé. On se croirait dans un décor de film hollywoodien. Puis ses pensées se tournèrent vers Jack. Il est tellement compréhensif. C’est notre deuxième nuit en Californie et je la passe loin de lui dans une vieille maison pleine de mystère. Je ne serais pas étonnée qu’il y ait des cadavres enterrés dans la cour.

Tout à coup, un bruit fracassant provenant du rez-de-chaussée la fit sursauter. Elle se redressa, le cœur battant la chamade. (…)

 

Le livre compte 227 pages et se lit très vite. Les chapitres alternent entre la voix de Regan et d’autres personnages clés de l’histoire, on aborde alors l’enquête en suivant différents points de vue, même si celui de Regan reste le principal. Un détail a attiré mon attention alors que je commençais la lecture : Carol Higgins Clark exprime les pensées de plusieurs personnages sans les différencier de la partie narrative, cela m’ a un peu perturbée au début, mais j’ai pu m’y faire rapidement.

Je n’ai pas trouvé qu’il y avait beaucoup de suspense ; cela dit, je ne me suis pas du tout ennuyée. L’ensemble est très dynamique, fluide, raconté avec un brin d’humour, ce qui en fait une lecture très plaisante. J’ai bien aimé cette Regan Reilly dont je découvrirais bien maintenant une autre aventure !

 

À propos de l’auteure :

Carol Higgins Clark a travaillé pour le théâtre, le cinéma et la télévision avant de se lancer dans une carrière de romancière à suspense. Ses livres ont pour héroïne Regan Reilly, une jeune détective pleine de charme. Carol Higgins Clark a également co-signé plusieurs romans avec sa mère, Mary Higgins Clark.

 

Les histoires (ré)-créatives, un fabuleux concept pour donner aux enfants le plaisir de lire !

Happy Kits Histoires re-creatives

C’est sur Twitter que j’ai d’abord découvert le fabuleux concept des Histoires (ré)-créatives, créé par Isabelle Cadoret et sa petite équipe d’Happy Kits !

Une très belle idée pour donner aux enfants le plaisir de lire, en alliant des histoires, envoyées sous forme de lettres personnalisées à l’enfant ; des énigmes, et des loisirs créatifs.

J’ai vraiment eu un gros coup de cœur pour ce concept, dont je vous parle tout de suite plus en détail !

 

Les histoires (ré)-créatives, qu’est-ce que c’est ?

Ce sont de jolies histoires en PDF, à imprimer, portées par deux petits personnages, Elsa et Valentin, qui vont s’adresser directement à votre enfant, dans des lettres, pour lui demander de l’aide afin de résoudre des énigmes. Chaque semaine, une lettre et une énigme sont accompagnées d’une activité de loisirs créatifs.

La première histoire créée, « Le mystère du cirque Cépakaré » comprend 6 lettres, 6 énigmes et 6 DIY. Chaque semaine, vous pouvez donc imprimer la lettre, l’énigme et le DIY correspondant, glisser le tout dans une enveloppe puis dans votre boîte aux lettres, ou l’envoyer par la poste si vous souhaitez l’offrir.

Si votre enfant ne sait pas encore lire, les histoires peuvent bien sûr être racontées, expliquées, tout comme l’énigme et les DIY. De beaux moments en perspective qui développeront la créativité, et la curiosité de votre enfant tout en le familiarisant avec la lecture, ou en l’habituant à lire de façon régulière tout en s’amusant.

 

Isabelle, la créatrice, m’a très gentiment proposé de m’envoyer cette première histoire, et comme je suis très sensible aux projets qui ont pour but d’amener la lecture dans le quotidien des enfants, j’ai accepté avec grand plaisir ! J’ai choisi également de l’offrir au fils d’une amie, Sven, qui a 5 ans, et qui est aussi curieux qu’imaginatif ! Je me suis dit que ça allait certainement lui plaire, et je ne me suis pas beaucoup trompée ! 🙂

La maman de Sven m’a très vite fait part de son ressenti après la première lettre :  “Le concept de recevoir une lettre lui a beaucoup plu. Il adore recevoir du courrier ! C’est sa première enquête et je crois pouvoir dire que ça lui a plu. Il a été très attentif à la lecture de l’histoire, et aux moindres détails. On a beaucoup aimé l’énigme à résoudre sous forme d’images : plus ludique et facile pour les enfants. Même s’il n’a pas trouvé la réponse tout seul, les idées ont fusé, plus farfelues les unes que les autres, c’était trop rigolo !

Sven ne sachant pas encore lire, des explications pour certains mots de vocabulaire et certains traits d’humour ont été nécessaires. Malgré tout, il était vraiment impatient de recevoir la seconde lettre, et pour lui, attendre une semaine était un peu long ! 😉

 

Les lettres sont écrites de façon claire, illustrées en parties et avec de jolies couleurs, un régal pour les yeux ! De plus, le prénom de l’enfant cité dans le titre et dans l’histoire fait tout de même son petit effet !

 

Happy Kits Histoires re-creatives

Happy Kits Histoires re-creatives

Happy Kits Histoires re-creatives

Illust lettre

 

Le loisir créatif qui accompagne chaque semaine la lettre et l’énigme est en rapport direct avec l’histoire racontée, et permet à l’enfant semaine après semaine, de construire un élément du récit. Ils sont très simples à réaliser, et peu de matériel est nécessaire. Pour cette première histoire, « Le mystère du cirque Cépakaré », il pourra construire tour à tour, le chapiteau, les différents personnages de l’histoire, les animaux, le carrousel…

 

Happy Kits Histoires re-creatives

 

Happy kits histoires re-creatives

 

Personnellement, j’ai aussi beaucoup aimé les noms des différents personnages de l’histoire !

 

Happy Kits Histoires re-creatives

Je vous encourage vraiment à découvrir Les Histoires (ré)-créatives ! Grâce à la campagne menée sur Ulule, une seconde histoire sera tout bientôt créée avec pour thème la magie ! N’hésitez pas à les soutenir !

Je trouve qu’une Histoire (ré)-créative peut aussi être une idée de cadeau très originale qui ravira les petits comme les plus grands !

“Supers”, une BD qui m’a surprise et émue ! Une belle découverte !

Ecrire un roman

 

Voilà une bande dessinée qui s’est beaucoup fait remarquer depuis sa sortie toute récente aux Éditions de la Gouttière ! Alors bien sûr, j’ai absolument voulu jeter un œil à ce premier tome “Une petite étoile juste en dessous de Tsih“, et vous en parler !

 

Supers Frederic Maupomé Dawid

“Supers”, une bande dessinée écrite par Frédéric Maupomé et illustrée par Dawid, parue aux Éditions de la Gouttière. Photo Monia Boubaker.

 

Ce sont tout d’abord les illustrations de Dawid qui m’ont en premier lieu beaucoup attirée. Si comme moi, vous trouvez la couverture superbe, alors vous ne serez pas déçus par les dessins à l’intérieur qui accompagnent l’histoire écrite par Frédéric Maupomé. Un beau mélange qui m’a tout de suite donné envie de découvrir cette bande dessinée !

Petite note pratique : cette bande dessinée se présente en un format plus petit que celui des bandes dessinées classiques. Un format moins encombrant, et qui est sans aucun doute plus facile à manier, particulièrement pour les jeunes lecteurs. Un album qui pourra aussi se glisser plus facilement dans un sac à dos par exemple, et sera plus facile à transporter.

 

Parlons un peu de l’histoire :

Mat, Lili et Benji sont frères et sœur et tous trois dotés de supers pouvoirs. Abandonnés, ils se retrouvent seuls sur Terre, où ils doivent tenter de s’intégrer sans se faire remarquer, et vivre, ou du moins essayer de vivre, « comme tout le monde ». Nouvelle planète, nouvelle vie… et nouveaux amis ? La rentrée des classes s’annonce des plus compliquées… !

Quand le plus grand souci de Mat, l’aîné, est de faire profil bas et rester discret, Benji, le plus petit, bouillonne, aussi frustré que déçu de ne pouvoir utiliser ses pouvoirs ne serait-ce qu’un tout petit peu ! Pourtant, tous trois ne veulent qu’une seule chose : aider, secourir. Mais si leurs pouvoirs étaient découverts, ils devraient alors partir, encore déménager… Et où iraient-ils ? Livrés à eux-mêmes, mais malgré tout ensemble dans cette nouvelle vie, ils se serrent les coudes, quoi qu’il arrive. Réussiront-ils à garder leurs pouvoirs secrets ? Résisteront-ils à l’envie de s’en servir ?

 

Supers Frederic Maupomé Dawid

 

En lisant le petit synopsis en quatrième de couverture, je m’étais attendue à un scénario plus léger, voire même plus drôle, et je me suis vite aperçue que les sujets évoqués n’étaient en fait pas si innocents, se rapprochant finalement, et avec justesse, des situations difficiles que peuvent vivre certains enfants à l’école.

Pas facile de s’intégrer dans une nouvelle ville, une nouvelle école… Et encore moins d’éviter certains conflits, bagarres et autres provocations auxquels les enfants sont assez souvent exposés, particulièrement au collège.

Cet album traite de la différence, de la difficulté à s’intégrer, mais aussi de la justice, du courage et de la compassion.

 

Supers Frederic Maupomé Dawid

Supers Frederic Maupomé Dawid

 

Sur ce fond de réalité, l’imaginaire, le fantastique, parsemés de notes de douceur, s’invitent. Les magnifiques dessins de Dawid s’accordent parfaitement aux mots de Frédéric Maupomé et dégagent une réelle émotion, une réelle vérité.

La fin du premier tome qui compte un peu plus de 100 pages, m’a laissée très impatiente de connaître la suite ! Qui sera normalement disponible courant 2016…. ! Patience donc !

« Supers » est un très bel album que je conseille aux plus jeunes à partir de 10-12 ans, comme aux plus grands ! 🙂

 

“Ceux qui tombent” de Michael Connelly : deux enquêtes délicates pour l’Inspecteur Harry Bosch !

 

Michael Connelly ceux qui tombent

“Ceux qui tombent” de Michael Connelly, paru chez Le Livre de Poche. Photo Monia Boubaker.

Enfin une nouvelle enquête de l’inspecteur Harry Bosch ! Les livres de Michael Connelly, comme ceux de Jonathan Kellerman, font depuis des années partie de mes lectures favorites en matière de polars, et j’attends chaque nouvelle sortie poche avec une grande impatience !

Avec « Ceux qui tombent », j’ai retrouvé l’ambiance sombre à laquelle Michael Connelly m’avait habituée et que je n’avais pas forcément retrouvé dans ses derniers livres, particulièrement « Les neuf dragons ».

Hieronymus Bosch, appelé Harry Bosch, toujours inspecteur au LAPD (Los Angeles Police Department), hésite entre prendre sa retraite pour pouvoir s’occuper de sa fille Maddie, dont il a la garde depuis le décès de son ex-épouse (cf « Les neuf dragons »), ou demander un prolongement de son activité pendant encore quelques années.

Ce jour-là, lorsqu’il arrive à l’unité des Affaires non résolues, il n’en sait toujours rien. Toujours est-il que le lieutenant Gail Duvall le convoque dans son bureau pour lui confier une affaire datant de 1989 où une incohérence de taille a été relevée. Ce dossier traite du cas Lily Price, une jeune femme de 19 ans, kidnappée dans la rue en plein après-midi, et dont le corps a été découvert le lendemain matin, sur les rochers, à l’entrée de la marina. La jeune femme a été violée puis étranglée, et une trace de sang trouvée sur le corps de la victime puis analysée, dénonce un certain Clayton Pell. Seul hic, le suspect, cette année-là, venait tout juste d’avoir… 8 ans ! Peu crédible, donc… Bosch est donc chargé par le lieutenant Duvall de reprendre le dossier ainsi que toutes les preuves et éléments qui y sont rattachés. Et tout se corse plus encore lorsque Bosch reçoit l’ordre d’enquêter simultanément sur une autre affaire, la mort du fils du conseiller municipal Irvin Irving, son ennemi depuis des années, que Bosch se serait bien passé de revoir…

Voilà deux enquêtes plutôt délicates, que notre Inspecteur Bosch doit résoudre, assisté de son co-équipier Chu.

Pour les besoins de la première affaire, Bosch va être confronté à certains prédateurs sexuels et à leur réinsertion après des années de prison. Certaines questions pertinentes sur l’origine du mal et sur la vie de ces personnes après la prison sont soulevées : Naît-on prédateur ? Doit-on tenir compte du passé des criminels, des traumatismes qu’ils ont subis et ensuite reproduits, avant de les condamner ? Les criminels peuvent-ils/ ont-ils le droit, de reprendre une vie normale après leur incarcération ? Autant de questions que de découvertes macabres attendent l’Inspecteur Bosch…

(…) -Inspecteur, lui renvoya-t-elle, ce n’est pas un établissement fermé. Tous les hommes qui sont ici le sont volontairement. Ils sont en liberté conditionnelle, doivent être inscrits aux registres du comté et doivent trouver un endroit où habiter qui ne viole aucun des règlements prévus pour les criminels sexuels. Nous sommes donc sous contrat du comté et dirigeons un établissement qui respecte tous ces règlements. Cela dit, personne n’est obligé de vivre ici. Ceux qui le font le font parce qu’ils veulent se réinsérer dans la société. Ils veulent être productifs. Ils ne veulent plus faire de mal à personne. (…)

Quand à la seconde enquête, elle ne sera pas plus simple, car pour la résoudre, Bosch devra composer avec les décisions de certaines personnes haut-placées, dont Kiz Rider, ancienne co-équipière, travaillant maintenant au bureau du Chef de la Police. Suicide, accident, ou meurtre, pour le fils Irving ?

(…) Bosch ne doutait pas que l’actuel chef de la police ait fait affaire avec Irving. Je te file ceci, tu me donnes cela. Ce serait lui qu’on mettrait sur le dossier en échange de quelque chose d’autre. S’il ne s’était jamais considéré comme très malin en politique, Bosch était sûr de découvrir bien assez tôt de quoi il retournait.(…)

Pour mon plus grand plaisir, Bosch est toujours l’inspecteur « rebelle » a qui l’on demande très souvent et gentiment « de ne pas faire de vagues ». Une requête qui ne sera, comme toujours, pas très bien entendue, car Bosch suit son intuition, et travaille de la même façon qu’il s’agisse d’une affaire concernant des politiciens ou de parfaits inconnus. Peu lui importe si ses conclusions de l’enquête plaisent ou non, seule l’intéresse la vérité. Son code de conduite : « Tout le monde compte. Tout le monde, ou personne. »

Avec « Ceux qui tombent », j’ai aussi été ravie de retrouver Maddie, la fille de Bosch, qui a maintenant 15 ans et que je vois grandir au fil des livres. Le personnage de Maddie prend petit à petit un peu plus de place dans la vie de Bosch. Je l’imagine très bien reprendre le flambeau au LAPD dans quelques années !

Pendant la lecture, j’ai souri lorsque j’ai croisé une petite référence à « Castle », une série télévisée policière mettant en scène un romancier, Richard Castle, qui aide la police dans ses enquêtes. Michael Connelly y est régulièrement cité et y a fait quelques fois une apparition, car il est dans la série, un ami proche de Castle.

Si vous n’avez pas lu les autres enquêtes de Harry Bosch, vous pouvez très bien commencer par celle-ci, les références aux situations passées sont moindres et ne vous empêcheront absolument pas de l’apprécier. Cela dit, bien sûr, si après lecture vous êtes convaincus, et que vous aimeriez apprendre à bien connaître le fameux Harry Bosch, je ne peux que vous conseiller de commencer par le tout premier livre le mettant en scène : « Les égouts de Los Angeles ».

Pour terminer, ces deux enquêtes menées simultanément m’ont complètement emportées, et le suspense est bel et bien là jusqu’à la dernière page ! Avec « Ceux qui tombent », Michael Connelly, reste Le Grand Michael Connelly, que je ne suis pas prête de m’arrêter de lire !

 

À propos de l’auteur :

Michael Connelly se lance dans sa carrière d’écrivain en 1992 avec « Les égouts de Los Angeles », son premier polar, où l’on découvre le personnage de Harry Bosch, inspecteur du LAPD.

Il reçoit pour ce livre le prix Edgar du meilleur premier roman policier. Il écrit par la suite environ un roman par an. Son roman « Le Poète », reçoit le prix Mystère en 1998, et « Créances de sang » le grand prix de la littérature policière en 1999.

Michael Connelly vit actuellement en Floride.